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Reportage

Covid-19 à Madagascar: un salon de la créativité au secours des petites entreprises

Pendant quatre jours, le salon de la créativité Voatra met les petites et micro-entreprises malgaches à l'honneur.
Pendant quatre jours, le salon de la créativité Voatra met les petites et micro-entreprises malgaches à l'honneur. © Laetitia Bezain / RFI
Texte par : RFI Suivre
3 mn

À Madagascar s'achève un salon de la créativité pour soutenir les petites entreprises après le ralentissement économique provoqué par la pandémie de Covid-19.

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Avec notre correspondante à Antananarivo, Laetitia Bezain

Du 25 au 28 novembre, la Chambre de commerce et d'industrie d'Antananarivo a rassemblé, dans le centre de la capitale, des sociétés pour la plupart rurales. Artisanat, épicerie fine, fabrication de cosmétiques ou encore de vêtements : ces entreprises ne manquent pas de savoir-faire mais ont souvent du mal à se faire connaître.

La ferme du Boeny, dans le nord-ouest de Madagascar, cultive ainsi patates douces, tomates anciennes ou encore pois de bambara depuis 70 ans. Sur son stand, cette petite entreprise familiale présente des confitures, des fruits confits ou encore des légumes séchés.

Cette activité de transformation a été lancée il y a quelques mois, explique Holinavalona Rajaonarivelo, la gérante :  « Nous venions de lancer cette activité quand la crise du Covid-19 est arrivée. Avec le confinement, nous ne pouvions plus nous approvisionner, ni faire nos livraisons. Maintenant, cela reprend doucement. Mais en tant qu'entreprise rurale, notre travail est encore sous-estimé par certains clients. Comme nous sommes à la campagne, ils pensent que nos produits doivent être bon marché alors qu'ils requièrent beaucoup d'exigences. Mais ici, avec la mise en relation entre les entreprises, on peut trouver des fournisseurs et des potentiels distributeurs. »

Made in Madagascar

Depuis le début de la crise économique provoquée par le Covid-19 et la fermeture des frontières, les clients se tournent tout de même de plus en plus vers la fabrication malgache, remarque Lucas, 33 ans, à la tête d'une micro-entreprise qui confectionne, entre autres, des sandales et des sacs à main : « Les gens sont beaucoup plus conscients en ce moment de l’impact économique positif d’acheter local et j’ai découvert que même avec les matières locales, sans importer, on peut s’en sortir. »

Une quarantaine de petites et micro-entreprises, originaires de l'Analamanga, la région de la capitale, mais aussi du Bongolava ou de l'Itasy, dans l'ouest, ont fait le déplacement.

► À écouter aussi Madagascar: les conséquences économiques du Covid-19

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