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RDC: à Lubumbashi, des habitants se résignent à déménager, las de l'insécurité

Dans le quartier Bel Air, à la tombée de la nuit, les habitants se pressent de rentrer. Ils ont été victimes de plusieurs attaques de bandes munis d’armes de guerre.
Dans le quartier Bel Air, à la tombée de la nuit, les habitants se pressent de rentrer. Ils ont été victimes de plusieurs attaques de bandes munis d’armes de guerre. © Sonia Rolley / RFI
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Alors que la crise politique et économique perdure en République démocratique du Congo, dans les principales villes du pays, l’insécurité grandit. À Lubumbashi, la ville minière, ce sont des rues ou même des quartiers entiers qui subissent des attaques répétées de bandes organisées. Des attaques aux couteaux ou avec des armes de guerre qui empoisonnent la vie des habitants. Exemple dans le quartier Bel Air, où de nombreux résidents ont choisi de déménager. D’autres s’organisent pour surveiller les rues toute la nuit.

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De notre envoyée spéciale à Lubimbashi,

Lito - un pseudonyme - est né et a vécu toute sa vie à Bel Air, un quartier de Lubumbashi qu’il a préféré quitter en août dernier après une énième attaque. Il revient pour la première fois. « Beaucoup ont déménagé. Ils y ont été forcés. Des gens veulent de l'argent, des téléphones. Un expert comptable a été tué. On a commencé à avoir peur de rester dans le quartier. »

Arrivé devant la maison qu'il occupait, Lito salue les voisins. Pour eux, aucun doute : des membres des forces de sécurité comptent parmi les auteurs de violences. « Ceux qui sécurisent la population, ce sont eux qui tuent. Vous voyez des gens avec des armes automatiques. Une trentaine, une quarantaine dans une parcelle. Ça ne va pas ! », s'exclame l'un d'eux.

► À lire aussi : RDC: qu'en est-il de l'insécurité à Lubumbashi ?

Après avoir passé des mois à faire le guet dehors toute la nuit avec les hommes du quartier, armés de simples lance-pierres et de sifflets, Lito a lui aussi craqué et déménagé. Et il y a quelques heures, à quelques kilomètres du quartier Bel Air, il a été victime du même type d’attaque. « Je n'ai vécu que deux semaines dans la nouvelle maison avant d'être attaqué de nouveau. On ne m'a pas attaqué moi, mais tout le quartier. C'est l'insécurité totale. [...] On pense que c'est une insécurité autorisée par les chefs. »

Malgré cette nouvelle attaque et le fait qu’il se retrouve locataire dans son nouveau quartier, Lito n’envisage pas encore de rentrer à Bel Air. Il se donne un an pour observer.

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