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Reportage

Cameroun: les régionales du 6 décembre, un défi d'organisation et de sécurité

Un soldat camerounais montant la garde devant un bureau de vote de Yaoundé lors de l'élection présidentielle camerounaise du 9 octobre 2011.
Un soldat camerounais montant la garde devant un bureau de vote de Yaoundé lors de l'élection présidentielle camerounaise du 9 octobre 2011. ASSOCIATED PRESS - Sunday Alamba
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Les élections régionales camerounaises doivent se tenir ce dimanche 6 décembre. Un scrutin inédit dans le pays, organisé pour accélérer le processus de décentralisation. Et un scrutin également inhabituel, puisqu’il se fera au suffrage indirect avec deux collèges électoraux. Pour Election’s Cameroon, en charge de l’organisation du scrutin, c’est donc un scrutin particulier, avec également un défi sécuritaire.

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Avec notre envoyée spéciale à Yaoundé, Jeanne Richard

Bulletins de votes, isoloirs, urnes, encre indélébile ou encore procès verbaux pour le dépouillement… Le directeur général d’Election’s Cameroon (Elecam), Erik Essousse, s'assure que tout est prêt. Le matériel est déjà sur le terrain et le personnel est formé à ce scrutin inédit. Car sur les 90 conseillers élus dans chaque région, 20 seront issus de la chefferie traditionnelle.

« La spécificité de cette élection, c'est que ce scrutin sera mixte, avec deux collèges électoraux : celui des conseillers municipaux, qui vont élire les délégués des départements, et celui des chefs traditionnels, qui vont élire leurs pairs. Il y aura donc un bulletin de vote pour chaque collège », explique le directeur d'Elecam.

► À lire aussi : Cameroun: le scepticisme domine chez nombre de Camerounais avant les élections régionales

Et alors que les violences liées à Boko Haram dans l’extrême nord sont en augmentation, et que les indépendantistes anglophones des régions nord-ouest et sud-ouest ont appelé au boycott du scrutin, le défi sécuritaire est majeur.

« Nous sécurisons les couloirs, qui permettent que le matériel électoral arrive sur le terrain. Le jour du vote, nous protégerons les bureaux de vote, les électeurs et la population. (...) Nous prenons toutes les précautions possibles. Il n'y a pas de raison qu'on ne réussisse pas », assure Erik Essousse.

Menaces, incendies, enlèvements et représailles... Plusieurs incidents, attribués au séparatistes, avaient émaillés les dernières élections en zone anglophone.

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