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Présidentielle en Ouganda: l’opposant Bobi Wine à nouveau en campagne

Bobi Wine montre une photographie représentant une victime de violences électorales à la Commission électorale de Kampala, le mercredi 2 décembre 2020.
Bobi Wine montre une photographie représentant une victime de violences électorales à la Commission électorale de Kampala, le mercredi 2 décembre 2020. AP - Ronald Kabuubi
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Ouganda, Bobi Wine, le principal challenger au président Yoweri Museveni pour la présidentielle du 14 janvier 2021, a repris la route  jeudi après un nouvel accrochage avec les forces de l’ordre cette semaine. Mardi, son véhicule a essuyé des tirs provenant de forces de l’ordre. Depuis l’ouverture de la campagne le mois dernier, les incidents se multiplient. 

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« Ils ferment les routes, érigent des barrages, me font suivre par des hommes armés et maintenant tirent sur mon véhicule », dénonce le candidat Bobi Wine.

Mardi, l’opposant a à nouveau été empêché de faire campagne. Son véhicule a été bloqué à un barrage à une cinquantaine de kilomètres de Kampala et les forces de l’ordre ont tiré sur les pneus de sa voiture. 

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Le candidat a suspendu sa campagne pendant 24 heures avant de reprendre la route, appelant les forces à ne pas s’ingérer dans la campagne présidentielle.

« La police et l’armée ont tiré sur les pneus de mon véhicule. Nous sommes continuellement empêchés de prendre les routes principales par la police et l’armée. Nous sommes obligés de prendre les petites routes en terre, et même là, l’armée est déployée et tire sur nos sympathisants. La police n'a pas à déterminer où nous pouvons faire campagne. »

La police a réagi à l’incident, accusant Bobi Wine de ne pas respecter son itinéraire de campagne qui lui interdit de passer dans les centres-villes, officiellement pour cause de Covid, explique Fred Enanga, porte-parole de la police : « Il s’agit d’officiers qui ont tiré. Ils ont visé les pneus pour immobiliser le véhicule car il y avait barrage sur la route et Bobi Wine ne voulait pas faire demi tour. Il n’a pas été visé, personne n’en veut à sa vie. C’est faux. Mais il est têtu et n’en fait qu’à sa tête. » 

La commission électorale, quant à elle, a appelé à la retenue de part et d’autre alors qu'il reste encore un mois et demi de campagne électorale.

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