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Congo-Brazzaville: la réunion de Madingou a-t-elle généré plus de questions que de réponses?

L’ancien ministre des Finances, Mathias Dzon, qualifie la rencontre de Madingou d’échec;
L’ancien ministre des Finances, Mathias Dzon, qualifie la rencontre de Madingou d’échec; mathiasdzon.com
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Plus que quatre mois jusqu'à la présidentielle de 2021. Au Congo-Brazzaville, la classe politique s’est retrouvée la semaine dernière à Madingou (Sud) lors d’une concertation afin de mieux préparer ce scrutin. Mais, l’ancien ministre des Finances, Mathias Dzon, qualifie la rencontre d’échec et appelle à un « vrai » dialogue. De son côté, la Convention des partis républicains (Copar), qui regroupe les formations politiques qui se réclament du centre joue à l’apaisement. 

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Avec notre correspondant à Brazzaville, Loïcia Martial

Mathias Dzon s’est fait représenter à Madingou, mais pour le candidat déclaré à la prochaine présidentielle, la concertation n’a rien apporté. « Madingou laisse le sentiment d’un véritable échec. Madingou a échoué. L’objectif de Madingou n’était pas la transparence, mais simplement la préservation du pouvoir », note-t-il ainsi. 

Convoquer un dialogue inclusif

Il suggère au chef de l’État de convoquer un dialogue inclusif avant mars 2021. Il estime qu’il n’est pas trop tard pour le faire. « Nous avons quatre mois. Nous sommes début décembre ; que le président de la République prenne la décision de dire : "Classe politique nous avons échoué à Madingou, retrouvons-nous" (les politiques et les sociaux) et on fait uniquement la refondation de la gouvernance électorale », lâche encore M. Dzon. 

« Développer l’économie et relever les défis sociaux »

Des formations politiques, dites du centre, pensent plutôt qu’à Madingou le fait d’acter la révision des listes électorales avant la présidentielle, qui ne doit pas être un moment de déchirement, est une avancée. « On ne va pas tuer les Congolais chaque fois qu’il y a un scrutin. Il faut que ca s’arrête quand même parce qu’il y a autre chose à faire : développer l’économie et relever les défis sociaux », exclame Christ-Antoine Walembeaud, président de la Convention des partis républicains (Copar). La date du prochain scrutin reste à fixer. 

 

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