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Élections au Ghana: à Accra, la population lasse des contestations

Dépouillement public dans un bureau de vote d'Osu, à Accra (Ghana), au soir des élections générales du 7 décembre 2020.
Dépouillement public dans un bureau de vote d'Osu, à Accra (Ghana), au soir des élections générales du 7 décembre 2020. © RFI / Vincent Pailhé
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L’ex-président John Dramani Mahama a déclaré ne pas reconnaître sa défaite à la présidentielle. L'opposant ghanéen ne reconnaît pas non plus les résultats des législatives qui avaient lieu le même jour. Il dit vouloir prendre toutes les mesures pour inverser une injustice, mais à Accra la capitale les habitants commencent à se lasser.

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Avec notre envoyée spéciale à Accra,  Christina Okello

Sur les réseaux sociaux, le #MahamaDoTheRightThing, (Mahama fait ce qui est bien), est en tête des tendances. Sur Twitter, les Ghanéens appellent le candidat du Congrès national démocratique, le NDC, à placer le bien du pays au-dessus de ses propres intérêts. Ce vendredi matin, dans les rues d’Accra, certains d’entre eux disaient ne pas comprendre pourquoi John Mahama veut semer le chaos dans le pays.

À noter que le Ghana a déjà vécu une situation similaire en 2012, lorsque Nana Akufo-Addo, l’actuel président, à l’époque dans l’opposition, avait lui aussi tenté de contester les résultats de la Commission électorale, en vain. Beaucoup de personnes rappellent qu’en 2012, le NDC, le parti de Mahama, avait bien exhorté la formation politique d’Akufo-Addo, le Nouveau parti patriotique, d’arrêter ses gesticulations stériles, car il ne gagnerait pas son action en justice.

Du côté du gouvernement, on semble aussi vouloir tourner la page. Le président Nana Akufo-Addo est déjà en train de mettre sur les rails son équipe de transition, dont les noms viennent d’être dévoilés. On y trouve plusieurs visages familiers. En effet, ces 15 membres sont issus du cabinet du gouvernement, ce qui laisse entendre que c’est un changement dans la continuité.

Néanmoins, Nana Akufo-Addo va devoir revoir sa coopération avec l’opposition au Parlement. Sa formation, le Nouveau parti patriotique, a perdu une quarantaine de sièges lors des élections législatives et n’a plus la majorité. Ce qui a eu l’effet d’un coup de semonce pour le gouvernement qui sera maintenant obligé de coopérer avec son adversaire pour pouvoir passer des lois.

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