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Le dernier hommage des Gabonais au docteur Eloi Chambrier

Marcel Eloi Rahandi Chambrier le 12 août 2020 témoignant pour RFI sur les 60 ans de l'indépendance du Gabon.
Marcel Eloi Rahandi Chambrier le 12 août 2020 témoignant pour RFI sur les 60 ans de l'indépendance du Gabon. © Yves Laurent Goma/RFI
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le Gabon pleure l'un des témoins de l’histoire politique du pays depuis son indépendance en 1960. Il y a trois semaines, le docteur Eloi Chambrier, premier médecin gabonais, ancien président de l’Assemblée nationale, ancien ministre sous Omar Bongo, est décédé le 27 novembre dernier à 87 ans. Vendredi 12 décembre, la nation gabonaise a rendu un dernier hommage au Dr Chambrier dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale avant l’inhumation prévue ce samedi.

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Avec notre correspondant à Libreville, Yves-Laurent Goma

Debout, les députés, les membres du gouvernement et les présidents des institutions ont le regard figé vers la chapelle ardente où trône le cercueil couvert du drapeau tricolore vert, jaune bleu.

« Monsieur le président » - c’est en ces termes que le président de l’Assemblée nationale, Faustin Boukoubi, s’adresse à l’illustre disparu - « votre élégance hors pair va nous manquer, votre franc-parler va nous manquer. Allez en paix, monsieur le président ».

Marcel Eloi Rahandi Chambrier a en effet été président de l’Assemblée nationale de 1993 à 1996. C’était une courte étape de la très longue carrière politique de celui qui était devenu le premier médecin gabonais en 1963. Remarqué par le père de l’indépendance, Léon Mba victime d’un coup d'État en 1964, Chambrier fonde en 1967 la première clinique privée du Gabon. La polyclinique Chambrier est à ce jour l’une des plus équipée du pays.

La carrière politique du médecin démarre véritablement en 1967 aux côtés d’Omar Bongo et devient membre fondateur du Parti démocratique gabonais (le PDG, au pouvoir depuis 53 ans).

Chambrier a occupé plusieurs postes au gouvernement durant seize ans. En 2009, il a soutenu Ali Bongo avant de se ranger avec son fils Alexandre Barro Chambrier dans l’opposition jusqu’à sa mort.

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