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RDC: le Front commun à l'heure de l'introspection

Joseph Kabila, alors président congolais, lors d'une conférence de presse, le 26 janvier 2018, à Kinshasa.
Joseph Kabila, alors président congolais, lors d'une conférence de presse, le 26 janvier 2018, à Kinshasa. REUTERS/Kenny Katombe
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le Front commun pour le Congo reconnait que la destitution de Jeanine Mabunda est une bataille importante perdue. La plateforme initiée par l’ancien président de la République appelle les militants à resserrer les rangs. En interne, plusieurs questions sont posées.

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Avec notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi

Après la destitution de Jeanine Mabunda et de la quasi-totalité du bureau de l’Assemblée nationale (5 sur 6), le PPRD, le parti de Joseph Kabila, a reconnu la défaite : « On ne gagne pas à tous les coups. Redressons nos têtes rapidement. La douleur est profonde, mais elle ne doit pas nous ébranler. Continuons la lutte, chers soldats », écrit-il sur ses réseaux sociaux.

Patrick Nkanga, rapporteur du Bureau politique du PPRD, estime que l’heure est venue pour opérer des changements profonds au PPRD ainsi qu’au FCC qui accuse lui aussi le coup. Ce n’est pas la première fois qu’il tire la sonnette d’alarme à ce sujet et plusieurs autres membres du FCC partagent ce constat.

La question des changements avait déjà été évoquée en 2018 après l’échec à la présidentielle. Le tronc commun existe bien mais il est affaibli. Reste à savoir comment réformer l’organisation de la plateforme et retrouver un poids politique conséquent. Certains attendent donc l’accélération du processus pour que le FCC s’adapte à la nouvelle configuration de la scène politique, aux nouveaux enjeux et aux attentes de la population.

Certains autres cadres du FCC estiment même qu’il faut changer le coordonnateur et les membres dirigeants du regroupement après ces deux derniers échecs. Les mêmes personnes sont là depuis plusieurs années et les résultats ne suivent pas, constate un ministre FCC.

« Il faut aussi mettre en place des mécanismes solides pour gérer les crises internes, les ambitions des uns et des autres et surtout les frustrations quand on n’est pas aux affaires », a confié un conseiller de Joseph Kabila.

Le temps ne joue pas non plus en leur faveur. Le calendrier politique est chargé. L’échéance la plus proche est l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale qui devrait se dérouler dans quelques jours.

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