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Covid-19: les autorités mauritaniennes rétablissent un couvre-feu

Une artère de la capitale mauritanienne, Nouakchott. (Illustration).
Une artère de la capitale mauritanienne, Nouakchott. (Illustration). Carmen Abd Ali / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La cadence des cas de décès lié au Covid-19 et de contagion s’accélère en Mauritanie. Le directeur de la Santé Publique, Sidi Ould Zahaf, appelle ses concitoyens à un respect des gestes barrières pour éviter une importante contagion du virus.

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Avec notre correspondant à Nouakchott,  Salem Mejbour Salem

Ces dernières 48 heures, 15 morts et 279 nouvelles infections ont été enregistrés du fait virus de coronavirus. Cela porte à 222 le nombre de décès depuis le début de la pandémie au mois de mars dernier tandis que la barre de 11 000 personnes infectées, a été franchie.

Les autorités mauritanienes ont donc annoncé ce dimanche le rétablissement d'un couvre-feu nocturne pour éviter la saturation les hôpitaux de ce pays pauvre aux moyens sanitaires limités. Ce couvre-feu sera imposé de 18 h à 6 h TU, entre en vigueur le jour même.

Respecter les gestes-barrières

Selon le gouvernement, l’aggravation de la situation est due essentiellement au non-respect des gestes barrières. Le directeur général de la Santé publique, Sidi Ould Zahaf a d'ailleurs appelé la population à l’observation scrupuleuse des gestes-barrières, le samedi 12 décembre dans la soirée. Il rappelle que les structures sont limitées et qu’il sera difficile de faire rapidement face à une augmentation soudaine de cas.

« Il faut arrêter cette montée des cas aujourd’hui. Il ne faut pas attendre demain. Le ministère de la Santé ne pourra pas le faire tout seul, le gouvernement ne pourra pas le faire tout seul, c’est une responsabilité individuelle. Il faut que chacun assume ses responsabilités, insiste Sidi Ould Zahaf. On a un système de santé qui est occupé aujourd’hui à 60 %. Il faut donc qu’on prenne des mesures pour qu’on ne soit pas demain dans le besoin d’être pris en charge, alors que nos structures sont débordées. Même si toutes les ressources de l’État sont aujourd’hui réservées à la riposte face à cette flambée épidémique. Nous ne pourrons pas mettre en place de nouvelles structures. Acquérir des équipements, ce n’est pas quelque chose que l’on pourra faire en 24 h ou en une semaine. »

Le directeur général de la Santé martèle que les Mauritaniens ont un rôle à jouer pour éviter que le virus se propage dans la population : « Si l’on continue sur le rythme actuel de sorties en public, d’attroupements, de rapprochements entre les gens, ça risque de nous amener à cette situation critique où l’on ne sera plus en mesure de faire face. »

Cette situation a aussi contraint le gouvernement à prolonger la fermeture des écoles, instituts et universités jusqu’au 4 janvier. Les établissements scolaires et universitaires sont fermés depuis le 2 décembre.

►À lire aussi : Covid-19 en Mauritanie: le pays face a une recrudescence de l’épidémie

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