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Kenya: les députés doivent rendre de l'argent à l'État

Une vue générale du Parlement kényan à Nairobi, le 26 mars 2015.
Une vue générale du Parlement kényan à Nairobi, le 26 mars 2015. SIMON MAINA / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Une fois n’est pas coutume, au Kenya, les parlementaires vont devoir rendre de l’argent à l’État. Hier la Haute Cour de justice a demandé aux 416 élus de rembourser dix millions de dollars. Cette somme correspond à une allocation logement qu’ils touchent depuis plus de deux ans. Un soutien financier qu’ils avaient voté en leur propre faveur, suscitant un tollé dans le pays.

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Avec notre correspondant à Nairobi, Sébastien Németh

Chaque parlementaire aura un an pour rembourser plus de 24 000 dollars. Un somme conséquente vue le niveau de vie kényan, mais beaucoup plus accessible pour les élus.

Il y a deux ans, ils avaient voté pour que cette allocation logement soit ajoutée à leurs salaires déjà confortables, suscitant un tollé au sein de la société civile.

La Commission des salaires avait porté l’affaire en justice. Cette institution indépendante chargée de fixer les rémunérations des fonctionnaires est la bête noire de nombreux élus kényans.

Elle a fini par l’emporter devant la Haute Cour. Thande Kuria, son avocat, a déclaré qu’aucun fonctionnaire ne pouvait déterminer son propre salaire. « Cette allocation est anticonstitutionnelle, nulle et non avenue », a-t-il dit.

Les élus eux se plaignaient que leurs émoluments n’avaient pas été revalorisés depuis 2013 et que leurs collègues des précédentes mandatures étaient mieux payés. Des arguments qui avaient outré bon nombre d’ONG.

En effet, selon une étude du FMI, les parlementaires kényans sont les 2e mieux payés du monde après les Nigérians. Leur salaire mensuel oscille autour de 7000 dollars, mais peut dépasser les 13 000 grâce à de multiples allocations et défraiements. Ils ont accès à des prêts de plusieurs dizaines de milliers de dollars à des taux très faibles, une assurance médicale généreuse, ainsi que des indemnités en tout genre pour leurs participations aux sessions et comités dont ils sont membres.

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