Le Gabon veut assainir la gouvernance de ses industries extractives

Le Gabon a décidé de réintégrer l’Initiative sur la transparence des industries extractives (ITIE), une référence mondiale sur la promotion de la bonne gouvernance des ressources pétrolières, gazières et minières (image d'illustration).
Le Gabon a décidé de réintégrer l’Initiative sur la transparence des industries extractives (ITIE), une référence mondiale sur la promotion de la bonne gouvernance des ressources pétrolières, gazières et minières (image d'illustration). (Photo : Raliou Hamed-assaleh)

Au Gabon, après l’audit et les remboursements sur la dette intérieure, le pays veut désormais assainir la gouvernance dans les secteurs des mines et du pétrole. Libreville a décidé de réintégrer l’Initiative sur la transparence des industries extractives (ITIE), une référence mondiale sur la promotion de la bonne gouvernance des ressources pétrolières, gazières et minières. Problème, le Gabon a été suspendu de l’ITIE il y a sept ans. Pour réintégrer l’initiative, une nouvelle équipe a été installée vendredi.

Publicité

Avec notre correspondant à Libreville, Yves-Laurent Goma

Pour réussir son retour dans l’ITIE, le Gabon a désigné une femme bardée de diplômes, notamment en droit et en finances. Formée en France, Léontine Bibey, la nouvelle présidente du groupement d’intérêt, veut aller très vite.

« Effort »

« Nous ne ménageons aucun effort afin de permettre à notre pays de reprendre sa part et sa place dans l’ITIE. La première mission consistera par la désignation en ce qui concerne le secteur extractif de leurs représentants, tant pour le pan pétrolier que pour le pan minier. »

L’ITIE regroupe trois principaux acteurs: l’État, les compagnies minières et pétrolières, ainsi que la société civile. Georges Mpaga est le représentant de la société civile: « Nous ne sommes pas là pour accompagner le gouvernement, nous sommes là pour nous assurer de la transparence de la bonne gouvernance des revenus du secteur extractif. »

Manque de transparence

Le Gabon avait adhéré pour la première fois à l’ITIE en 2003. Il avait été suspendu en 2013 pour avoir été incapable de fournir les rapports des années 2009, 2010 et 2011. Le secrétariat international de l’ITIE, basé à Oslo en Norvège, avait alors pointé un manque de transparence notoire.

À lire: En plein boum minier et pétrolier, le Niger réintègre l'ITIE

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail