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Bénin: les opposants demandent le retour à l’esprit de la Constitution de 1990

L'Assemblée nationale du Bénin à Porto-Novo, en mai 2019.
L'Assemblée nationale du Bénin à Porto-Novo, en mai 2019. AFP - PROSPER DAGNITCHE
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Ces jours-ci, le Bénin célèbre les 30 ans de sa Constitution. Un texte révisé en 2019, ce que l’opposition conteste toujours. Ce lundi 14 décembre, des opposants se sont réunis pour l'occasion et ont demandé qu'on revienne à l'esprit et à la lettre de la Constitution de 1990 qui avait fait du Bénin un modèle.

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Avec notre correspondant à Cotonou, Jean-Luc Aplogan

Le Bénin s’est doté le 11 décembre 1990 d’une nouvelle Constitution, quelques mois après sa conférence nationale, la première en Afrique. Et c’est cette Constitution qui a donné au Bénin sa réputation de modèle démocratique. Selon l’ancien député Jean Alexandre Hountondji, un des organisateurs, la Constitution béninoise a bien résisté : « Les mesures essentielles qui ont été mises en place pour préserver cette Constitution ont tenu pendant 30 ans. » Puis l’opposant enchaîne : « Mais ceux qui sont là ont fait une révision opportuniste. »

C’est une pierre dans le jardin du président Patrice Talon. Il y a un an, et pour la première fois, la Constitution a été révisée sur recommandations du dialogue politique organisé au lendemain des législatives monocolores. Les acteurs du colloque de l’opposition ont dénoncé l’absence de consensus autour du projet de révision alors que l’élection présidentielle est prévue pour le mois d’avril 2021.

D’où l’exigence suivante résumée par Jean Alexandre Hountondji : « Ce que nous demandons est clair : c’est de rétablir les acquis démocratiques et qu’avant l’élection présidentielle, on revienne à l’esprit et à la lettre de la Constitution du 11 décembre 1990. »

Le colloque se dit conforté par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples qui, le 4 décembre, a rendu une décision dans ce sens. Une décision qualifiée d’hérésie par le gouvernement. Interrogé, Alain Orounla, ministre porte-parole, explique que le socle de la Constitution n’a pas été touché.

En clôturant les travaux de ce colloque de l’opposition, Amissétou Affo Djobo, organisatrice en chef, a lancé à ses invités : « Camarades de lutte, ce qui nous attend désormais est un combat. »

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