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Grève au Mali: les derniers propos du président Bah N’Daw braquent les syndicats

Le président de transition au Mali, Bah N'Daw (D), avec le vice-président Assimi Goïta.
Le président de transition au Mali, Bah N'Daw (D), avec le vice-président Assimi Goïta. REUTERS/Amadou Keita
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Alors que le Premier ministre malien Moctar Ouane s'arrachait les cheveux pour trouver un accord avec l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), une sortie du président de transition a mis du sable dans la machine. En effet devant ses compatriotes à Abidjan, Bah N’Daw a ce lundi 14 décembre jugé la grève inopportune. La principale centrale syndicale du pays n'a pas du tout apprécié et a durci le ton.

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Avec notre correspondant à Bamako, Serge Daniel 

Début décembre, Bah N’Daw, président de transition, avait mystérieusement disparu durant plusieurs jours. Aujourd’hui, les Maliens sont rassurés, il tient toujours le gouvernail, et n’entend pas démissionner.

Mais sa dernière sortie avec des mots choisis sur la grève de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), une grève qu’il trouve inopportune, ne passent pas. « Qu’il fasse une telle déclaration qui est en réalité une menace pour nous, nous sommes obligés de réagir », estime Yacouba Katilé, le secrétaire général de l’UNTM.

Participation suspendue aux négociations

L’organisation syndicale a donc suspendu sa participation aux rencontres de négociation avec le gouvernement pour trouver une issue à la grève en cours. Et les syndicalistes vont plus loin, ils laissent clairement entendre qu’ils pourraient désormais travailler main dans la main avec des partis politiques contre le pouvoir central.

« Si éventuellement demain nous devons aller avec d’autres personnes, parce que nous sommes sollicités, nous allons accepter et l'on va faire un mouvement commun », prévient Yacouba Katilé.

En attendant, selon l’économiste malien Modibo Mao Macalou, la grève de cinq jours en cours pour exiger une revalorisation salariale va coûter à l’État entre 150 à 200 milliards de francs CFA de manque à gagner.

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