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Centrafrique: François Bozizé soutient Anicet-Georges Dologuélé pour la présidentielle

Anicet-Georges Dologuélé est soutenu par l'ancien président François Bozizé.
Anicet-Georges Dologuélé est soutenu par l'ancien président François Bozizé. © AFP/CAMILLE LAFFONT
Texte par : RFI Suivre
4 mn

François Bozizé annonce son soutien à l’ex-Premier ministre centrafricain Anicet-Georges Dologuélé à la présidentielle, 10 jours après l’invalidation de sa candidature par la cour constitutionnelle. Les deux hommes l’ont annoncé, ce mercredi à Bossangoa, où Anicet Georges Dologuélé est venu trouver l'ancien président, pour finaliser leur alliance.

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Avec notre envoyée spéciale à Bangui, Florence Morice

Leur possible alliance faisait l’objet de discussions intenses depuis quelques jours. Elle est désormais officielle. Et c’est François Bozizé qui l’a annoncé mercredi à la presse dans son fief de Bossangoa à l’issue une rencontre entre les deux hommes : « Le parti Kwa na Kwa soutient la candidature du président Dologuélé. Nous sommes tombés d’accord, c’est une décision du bureau politique Kwa na Kwa. Et nous ne faisons que l’exécuter maintenant. »

Pas de candidature unique en vue pour l'opposition

En plus de son soutien politique, François Bozizé promet donc de mettre à la disposition d’Anicet-Georges Dologuélé les cadres du parti et son infrastructure. Cette annonce, l’ex-Premier ministre l'a accueilli avec « joie » et fierté : « Avoir le soutien du président Bozizé et du parti Kwa na Kwa, c’est vraiment… J’ai envie de dire que c’est deux gros soutiens. Nous essayerons moi et mon parti de mériter cette confiance que le Kwa na Kwa et le président Bozizé ont décidé de placer en nous. »

Aucun détail supplémentaire sur les termes de cette alliance n’a filtré. Il y a quelques semaines encore, François Bozizé apparaissait comme le principal concurrent du président sortant dans cette présidentielle avant que sa candidature ne soit invalidée par la Cour constitutionnelle. Il est en effet sous le coup d'un mandat d’arrêt et de sanctions des Nations unies. En revanche, l'appel lancé mardi par François Bozizé à l’ensemble des leaders de la coalition de l’opposition à s’entendre sur une candidature unique est restée sans suite pour le moment.

La pression s'accentue sur Bozizé

Dans le même temps, autorités centrafricaines et Minusca multiplient les messages à son encontre pour prévenir toute éventuelle tentative de « déstabilisation » du processus électoral. La mission des Nations unies s’est adressé à l’ex-président Bozizé au cours de son point presse mercredi pour l’appeler à « éviter de mener des actions de nature à déstabiliser ou perturber le processus électoral ». Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca, insiste : « Ses activités à l’intérieur du pays et ses contacts pris avec les groupes armés ne sont pas de nature à contribuer à un processus électoral pacifique que nous souhaitons tous et pour lequel nous travaillons. »

La veille c’est le procureur général de la cour d’Appel de Bangui, Éric Didier Tambo, qui s’est livré à une mise en garde, visant explicitement François Bozizé. Il a brandi la menace de poursuites judiciaires contre quiconque tenterait de « semer la zizanie » avant et pendant le scrutin.

Le week-end dernier, l’ex-président Bozizé s’est justifié au sujet de ses récentes rencontres avec des responsables de groupes armés. Il a affirmé qu’il s’agissait simplement de venir les saluer dans le cadre des déplacements de campagne qu’il mène pour soutenir ses candidats aux législatives.

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