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Élections en Centrafrique: six candidats d'opposition saisissent la Cour constitutionnelle

Anicet-Georges Dologuélé, président du parti d’opposition Union pour le renouveau centrafricain (URCA).
Anicet-Georges Dologuélé, président du parti d’opposition Union pour le renouveau centrafricain (URCA). REUTERS/Siegfried Modola
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Ce vendredi 25 décembre est le dernier jour de campagne pour les législatives et la présidentielle de dimanche en Centrafrique, sur fond d’incertitude et de tensions. Jeudi, six candidats d’opposition ont saisi la Cour constitutionnelle pour demander la « reprise des élections », suite à la décision mardi de Jean-Serge Bokassa de retirer sa candidature.

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Avec notre envoyée spéciale à Bangui, Florence Morice

Ils sont six : Anicet Georges Dologuélé, Nicolas Tiangaye, Karim Meckassoua, Désiré Kolingba, Mahamat Kamoun et Cyriaque Gonda. Tous estiment que la décision de Jean-Serge Bokassa de se retirer de la course à la présidentielle devrait automatiquement entraîner « la reprise du vote », en application de l’article 115 du Code électoral.

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Celui-ci prévoit qu’en cas de « retrait de l’un des candidats entre la publication de la liste des candidats et le premier jour du scrutin », l’organisation de l’élection est « entièrement reprise, avec une nouvelle liste de candidats ». Une fois de plus dans ce processus, Danielle Darlan, la présidente de la Cour constitutionnelle, va donc devoir trancher une question délicate aux conséquences politiques importantes.

Depuis une semaine, les appels à un report technique du scrutin se multiplient, en raison des violences que connaît le pays et de leurs conséquences sur les préparatifs du vote. Jeudi, à quelques minutes de la fin de son mandat, la présidente sortante de l’ANE (Autorité nationale des élections), a fait paraître un communiqué pour assurer que le vote se préparait « dans des très bonnes conditions ».

Un communiqué jugé « étonnamment optimiste » par certains observateurs, mais dans la ligne droite de la position des autorités qui continuent à battre campagne. Depuis, le nouveau bureau de l’ANE a été désigné. Selon nos informations, des échanges ont déjà débuté entre la Cour constitutionnelle et la nouvelle équipe.

 

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