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Reportage

Centrafrique: la Minusca en alerte «maximale» pour sécuriser la capitale

Une patrouille de la force de la Minusca à Bangui, en Centrafrique, le 12 février 2016. (Illustration)
Une patrouille de la force de la Minusca à Bangui, en Centrafrique, le 12 février 2016. (Illustration) AP - Jerome Delay
Texte par : RFI Suivre
4 mn

À quelques jours des élections du 27 décembre, le département des opérations de maintien de la paix des Nations unies se dit déterminé à s’assurer que « rien n’empêchera le processus électoral » en Centrafrique. Sur place, la Minusca est en alerte « maximale » pour repousser les attaques rebelles menées dans plusieurs localités depuis vendredi et sécuriser la capitale Bangui, sur fond de rumeurs et d’inquiétudes.

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Avec notre envoyée spéciale Florence Morice et notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

Les artères de Bangui étaient étonnamment vides mercredi matin. À l’aube, la rumeur d’une arrivée imminente de rebelles a créé un mouvement de panique. « Normalement, à ce moment de la journée, il y a plus de circulation. Les gens paniquent très facilement ici. Il suffit d’une rumeur pour que l’on voit des habitants courir dans tous les sens. Mais après quelques heures, la situation revient à la normale », nous explique Dimitri Chop, le chargé de la communication de la force conjointe de la Minusca à Bangui.

En cette période sensible, des patrouilles spéciales sillonnent la ville 24h sur 24h, à pied ou en véhicule, au gré des alertes. « Quand on a un doute sur une information, on envoie des patrouilles spéciales, pour vérifier et s'assurer de la sécurité », rajoute Dimitri Chop. « Les patrouilles spéciales essaient de choisir différentes routes afin de contrôler les différentes directions pour contrôler la sécurité pas uniquement sur les routes principales mais aussi sur les petites routes de la ville », détaille-t-il.

300 policiers, gendarmes et militaires mobilisés

Pour le général de brigade Driss Oukaddour commandant de la force mixte de Bangui, l’un des plus grands défis pour ses équipes est de trier et vérifier les rumeurs. « Ce qu’on peut craindre de plus c’est d’avoir des fausses informations, beaucoup de fausses informations ; ça donne beaucoup de travail avec le temps et rend la tâche un peu difficile », concède-t-il. Les rumeurs ont un impact particulièrement important chez les populations qui craignent de revivre les événements de 2013.

Au total, 300 hommes policiers gendarmes et militaires sont mobilisés avec une attention particulière pour les lieux stratégiques pour la tenue du vote. « Un plan concerté avec les forces armées centrafricaines », souligne le commandant de cette force mixte le général de brigade Driss Oukaddour. En revanche, avec les renforts russes et rwandais arrivés récemment, les contacts et la collaboration sont absents, note le commandant.

► À lire – Centrafrique: ce qu'il faut savoir sur la crise et ses acteurs

 

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