Présidentielle au Niger: fin de campagne pour les candidats en lice

Ce vendredi 25 décembre, c’est le dernier jour de campagne au Niger. La trentaine de candidats a jusqu’à minuit pour convaincre 7 millions et demi d’électeurs avant la présidentielle et les législatives de dimanche.
Ce vendredi 25 décembre, c’est le dernier jour de campagne au Niger. La trentaine de candidats a jusqu’à minuit pour convaincre 7 millions et demi d’électeurs avant la présidentielle et les législatives de dimanche. AFP - BOUREIMA HAMA
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Ce vendredi 25 décembre, c’est le dernier jour de campagne au Niger. La trentaine de candidats a jusqu’à minuit pour convaincre 7 millions et demi d’électeurs avant la présidentielle et les législatives de dimanche. Les partis en lice ont donc organisé leurs dernières animations de campagne.

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Avec notre envoyée spéciale à Niamey, Magali Lagrange

À Niamey, il y a des animations éparses, mais pas de grand meeting ce vendredi. Le meeting qui était prévu dans le grand stade de Niamey pour Mohamed Bazoum, candidat du parti au pouvoir, le PNDS, a été annulé, à cause du Covid-19.

Plusieurs formations politiques, comme le MNSD de Seyni Oumarou ou le Kishin Kassa d’Ibrahim Yacouba ont en revanche prévu des caravanes, ou des distributions de flyers.

Le parti Lumana avait appelé ses militants à aller accueillir Hama Amadou à l’aéroport pour l’accompagner à Kollo, où un meeting était prévu. Hama Amadou, dont la candidature a été invalidée par la Cour constitutionnelle, a apporté son soutien à l’ancien président Mahamane Ousmane.

Le candidat du RDR Tchandji a aussi reçu un autre soutien ce vendredi : celui d’Amadou Boubacar Cissé. Le candidat du parti UDR Tabbat se retire, et appelle ses militants à voter pour Mahamane Ousmane.

Les trois partis : UDR Tabbat, Moden Fa Lumana et RDR Tchandji font partie de la même coalition Cap 20/21. Il ne reste donc plus que 29 candidats en lice, au lieu de 30.

« Tout le monde souffre. Les gens ne font que se débrouiller »

7,5 millions d’électeurs nigériens voteront dimanche pour la présidentielle et les législatives. Plusieurs défis se poseront pour le futur président : lutte contre l’insécurité, pauvreté… Selon la Banque mondiale, 42% des Nigériens vivaient avec moins d’1,90 dollar par jour en 2019. Et, comme dans de nombreux autres pays du monde, l’économie nigérienne souffre de l'impact du coronavirus.

Il y a du monde dans les allées du grand marché de Niamey. Mais il n’y en a pas assez selon Abdoulaye Hamani, qui est debout devant son stand de maillots de football et d’articles de sport : « De facon générale, tout le monde souffre. Les gens ne font que se débrouiller. Un client vient et te dit qu'il vit au jour le jour. (...) C'est la souffrance. »

Un peu plus loin, la machine à coudre tourne, devant la petite boutique d’Abdoulaziz, tailleur et vendeur de hijabs. Mais lui non plus ne trouve pas les affaires très florissantes. Il affirme que ses ventes ont baissé et avance plusieurs explications :

« L'économie a vraiment baissé à cause du Covid-19. La fermeture des frontières a amené l'économie vers le bas. Les activités ne marchent pas, le chômage augmente de plus en plus, les jeunes n'ont pas de travail... »

Abdoulaziz espère que les affaires vont reprendre prochainement. Mais il explique qu'il souhaite aussi, et avant tout , la paix et la sécurité dans son pays.  

 

À écouter: Élections au Niger: à quatre jours du scrutin, la course à la mobilisation des électeurs

 

 

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