Brexit: Abidjan signe avec Londres un accord de libre échange

Un acheteur de fèves de cacao examine la qualité de la marchandise, destinée à l'exportation, à Guiglo, une ville de l'ouest de la Côte d'Ivoire.
Un acheteur de fèves de cacao examine la qualité de la marchandise, destinée à l'exportation, à Guiglo, une ville de l'ouest de la Côte d'Ivoire. ASSOCIATED PRESS - BEN CURTIS

Le Brexit et ses conséquences pour l'Afrique : Abidjan a annoncé, cette semaine, avoir conclu un accord de partenariat économique avec Londres. Le Royaume-Uni quittant l'Union européenne, l'accord de partenariat économique ne s'applique plus au marché britannique dès le 1er janvier 2020. Or, pour la Côte d'Ivoire, Londres est un partenaire important. Beaucoup de pays africains sont dans la même situation et ont signé des accords avec les Britanniques.

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Si le Royaume-Uni est loin d'être un marché essentiel pour les produits ivoiriens, en revanche, il est partenaire stratégique d'un point de vue financier. C'est à Londres – et en livre sterling – qu'est côtée la fève de cacao, dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial. C'est aussi à la City de Londres, la place financière la plus importante du Vieux continent, que le gouvernement ivoirien emprunte une partie des fonds qui servent à financer le développement du pays.

D'où la nécessité pour Abdijan de s'assurer que les liens économiques ne vont pas se compléxifier avec le Brexit. Le traité conclu en octobre et annoncé cette semaine reprend les termes de l'accord de partenariat économique passé avec l'Union européenne. Il garantit un accès libre au marché britannique en échange d'une ouverture progressive du marché ivoirien.

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En Afrique, treize pays ont déjà signé des accords similaires avec Londres. Pour des nations comme l'Égypte et le Kenya, le marché anglais pèse plusieurs milliards de dollars chaque année. Quant au Nigeria ou à l'Afrique du Sud, c'est à la bourse de Londres que sont côtés les fleurons de leur économie. Le Brexit ne devrait pas entraver les flux de capitaux dont l'Afrique a besoin pour son développement. Au contraire, il pourrait peut-être même les renforcer, puisque londres a plus que jamais besoin de nouveaux partenaires.

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