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Madagascar: soutien aux victimes de violences sexuelles, une équipe malgache récompensée

(illustration) Femmes dans la salle d'attente d'un centre de soin à Antananarivo, Madagascar.
(illustration) Femmes dans la salle d'attente d'un centre de soin à Antananarivo, Madagascar. ASSOCIATED PRESS - Jerome Delay
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Une équipe de jeunes Malgaches remporte 24 500 dollars du département d'Etat américain pour leur projet « Women Break The Silence » (Les femmes brisent le silence), qui doit débuter en janvier prochain. Il vise à soutenir les victimes de violences sexuelles et à combattre la stigmatisation autour des agressions sexuelles.

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avec notre correspondante à Antananarivo, Laetitia Bezain

« Aider les victimes à passer de statut à celui de survivantes et lutter contre la culture du viol à Madagascar », c'est l'objectif de Women Break the Silence, explique Marie-Christina Kolo, initiatrice du projet qui a obtenu ce financement dans le cadre du 2020 Alumni Engagement Innovation Fund, une compétition mondiale (organisée par le Bureau des Affaires Éducatives et Culturelles du Département d’État américain) centrée, cette année, sur les femmes, la paix et la sécurité. Marie-Christina Kolo, jeune entrepreneuse sociale et militante, est bien connue dans la Grande Île pour ses nombreux engagements, notamment en faveur des femmes vulnérables.

Recueillir des témoignages et des données sur le harcèlement et les agressions sexuelles dans les lycées et les universités. C'est ce que va permettre ce financement indiquent l'équipe des jeunes militants. Des informations utilisées pour créer, entre autres, des œuvres d'art et des jeux de société pour sensibiliser à la violence sexuelle, aider les victimes à surmonter leur traumatisme et à libérer la parole sur la tabou du viol.

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L'équipe prévoit aussi de créer des centres d'accueil pour les victimes de violence basée sur le genre. Un projet qui se concentre dans plusieurs grandes villes du pays, notamment à Antananarivo, la capitale, à Tamatave, à Nosy Be ou encore à Diego Suarez. Dans cette localité de l'extrême Nord, quatre femmes sur cinq ont déjà subi des violences physiques, sexuelles, psychologiques ou économiques et ne sont que 4% à s'être déplacées dans un commissariat de police, révèle une étude du PNUD.

Ces derniers mois, la médiatisation des cas de viols s'est accentuée dans la Grande Île et a suscité une vague d'indignation mais les structures de prise en charge des victimes restent très rares.

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