Centrafrique: le CICR victime d’attaques appelle au respect du travail des humanitaires

En Centrafrique, le CICR dénonce les attaques dont elle a été victime dans la nuit du 27 décembre et lance un appel au respect du travail des humanitaires.
En Centrafrique, le CICR dénonce les attaques dont elle a été victime dans la nuit du 27 décembre et lance un appel au respect du travail des humanitaires. AFP - FABRICE COFFRINI
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Centrafrique, le CICR dénonce les attaques dont elle a été victime cette semaine et lance un appel au respect du travail des humanitaires. La première attaque a eu lieu à Kaga Bandoro, où un individu armé est entré dans l’enceinte de l’hôpital que soutient le CICR dans cette localité et a racketté le personnel. La seconde a eu lieu, presque au même moment à Bouar, où le CICR a été contraint de réduire drastiquement ses activités.

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Ces attaques se sont déroulées dans la nuit du 27 décembre. Bruce Biber, chef de la délégation du CICR pour la Centrafrique, raconte que les assaillants étaient armés de fusils.

« Ils ont commencé à tout prendre, le matériel de bureau, les ordinateurs, mais également tout ce qui était dans nos entrepôts. Cela comprend également les médicaments pour la santé animale, les vaccins d’animaux qui sont absolument indispensables dans cette région. En ce qui concerne le bien-être de toute cette région, on voit mal ce que les personnes peuvent faire avec ces vaccins. »

Pour le CICR, le motif est purement criminel : « Ce n’est pas parce que l’on est humanitaire qu’on a été visé, mais il y avait une opportunité de pouvoir piller à volonté et des éléments armés ont profité de cette opportunité. »

Lors de cette attaque, trois gardes ont été blessés, notamment par un couteau ou encore un coup de crosse: « Donc c’étaient des actes violents », rappelle Bruce Biber.

Des zones inaccessibles en raison de l'insécurité 

À la suite de ces attaques, le CICR s'inquiète pour les zones où ses équipes n'arrivent pas à avoir accès en raison de l'insécurité.

« On est très soucieux pour la situation de la population dans ces endroits, comme Bossembalé, Yaloké, Mbaïki, pour n’en citer que trois, mais il y a plusieurs localités comme ça qui sont affectées par les hostilités. Dans ces endroits, on maîtrise très mal, voire pas du tout, la situation des gens dans ces endroits. Aujourd’hui, on est un peu dans le noir », explique le chef de la délégation du CICR en Centrafrique.

Les acteurs qu’interpellent le CICR ne peuvent tout simplement pas garantir que les humanitaires seront en sécurité: « Pas partout, mais pour certains endroits c’est bel et bien la situation. Ces endroits-là sont notre priorité. Nous voulions absolument pouvoir accéder à ces endroits pour voir la situation de la population, évaluer les besoins et venir en aide. »

 

 

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