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Madagascar: l'Observatoire de la vie publique livre son analyse sur une année de pandémie

Gardiens, coiffeuses, charretiers, lavandières... A Madagascar, ces corps de métier ont été très affectés par la pandémie de coronavirus.
Gardiens, coiffeuses, charretiers, lavandières... A Madagascar, ces corps de métier ont été très affectés par la pandémie de coronavirus. RFI/Sarah Tétaud
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Ce collectif, le Sefafi, ne s'était pas exprimé depuis fin mars alors que les premiers cas de coronavirus étaient enregistrés sur la Grande Ile. Système de santé défaillant, opacité dans la gestion de la crise sanitaire ou encore omniprésence du président de la République, une analyse acerbe et très directe à l'endroit des responsables étatiques. Le collectif espère que ces recommandations aideront à anticiper une éventuelle deuxième vague de Covid-19.

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Avec notre correspondante à Antananarivo, Laetitia Bezain

Manque de matériels et d'équipements de protection pour le personnel médical, limogeage du ministre de la Santé en pleine épidémie après avoir appelé à l'aide la communauté internationale ou encore primes non payées à certains soignants, l'Observatoire de la vie publique décrit « un capharnaüm sanitaire » auquel « s’est ajouté l’étrange épisode du Covid-Organics qui a semé la confusion dans les protocoles de traitement du coronavirus ».

« Si le patriotisme pouvait guérir les maladies, cela se saurait », poursuit l'Observatoire à propos de la décoction malgache vantée comme préventive et curative du Covid-19. À ces défaillances, s'ajoute une gestion « opaque » de la crise et de l'aide allouée par les bailleurs de fonds internationaux, déplore le collectif, qui regrette aussi « l'interventionnisme permanent du président de la République », éclipsant le ministère de la Santé et le Parlement.

L'Observatoire condamne par ailleurs « une exploitation populiste de la crise ». « Estampiller d'une couleur partisane ou d'un nom politique les sacs de riz, les ambulances ou les kits de protection individuelle, c'est instrumentaliser la maladie et la douleur des malades », conclut-il.

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