Covid-19

Rwanda: l'impact des mesures contre le Covid-19 sur le moral des jeunes

En mars 2020, le confinement a laissé les rues de Kigali déserte. En janvier 2021, les bars et salles de sport restent toujours fermés (Image d'illustration).
En mars 2020, le confinement a laissé les rues de Kigali déserte. En janvier 2021, les bars et salles de sport restent toujours fermés (Image d'illustration). © AFP/SIMON WOHLFAHRT
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Avec un confinement total d’un mois et demi commencé en mars, les bars et les salles de sports toujours fermés et un couvre-feu toujours en vigueur, le Rwanda est l’un des pays africains qui a adopté les mesures les plus fermes face au coronavirus. À l’African Leadership University, les mesures commencent à peser sur les jeunes.

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Solitude, idées noires, angoisses quant à son futur... Le confinement a été une véritable épreuve pour Frank Muhire, tout juste diplômé en commerce international : « J’avais une petite amie, mais nous nous sommes séparés au cours de cette pandémie. Vous savez, ne pas pouvoir se voir en personne, tout le temps parler sur les réseaux. Au bout d’un moment c’est lassant, et puis tu te rends compte que vous n’êtes plus sur la même longueur d’onde »

Pour Valérie Brou, étudiante ivoirienne de 21 ans, le plus dur a été d’être loin de ses proches, et surtout de gérer le manque d’activité : « Arrivé un moment, moi, j’avais l’impression d’avoir une dépression. Parce que je me lève le matin, je suis dans le lit, je vois que les quatre murs de la maison donc c’est vraiment quelque chose qui était difficile à vivre et ça nous a trop stressé et tout ça. »

D’autres ont fait contre mauvaise fortune bon cœur, Bryan Bahizi en a profité pour travailler sur le lancement de son podcast : « Pour les fêtards comme moi, c’est vraiment difficile de rester à la maison. Mais bon quand tu connais les avantages, qui sont que ça freine le coronavirus, et bien ça vaut la peine. Dans le processus d’adaptation, j’ai beaucoup réfléchi et je pense que j’ai mûri. »

Dix mois après le début de la crise, le plus dur est passé, les cours ont repris. Reste que la fermeture des bars et l’interdiction de se rassembler continuent de peser sur le moral des étudiants.

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