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Centrafrique: imposition musclée du couvre-feu, incidents dans un quartier de Bangui

Des membres de Forces armées centrafricaines sur la route entre Boali et Bangui, le 10 janvier 2020.
Des membres de Forces armées centrafricaines sur la route entre Boali et Bangui, le 10 janvier 2020. © ©AFP - FLORENT VERGNES
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Un jeune homme a été tué lundi soir dans un quartier de Bangui alors qu’il était dans la rue après le couvre-feu. Les incidents qui ont suivi ont fait au moins un autre mort. Ce couvre-feu a été instauré la semaine dernière sur tout le territoire de 20h à 5h du matin afin de lutter contre les groupes armés. Mardi après-midi, le ministre de l’Intérieur a mis en garde contre toute violation du couvre-feu.

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Avec notre envoyée spéciale à Bangui, Alexandra Brangeon

L’incident s’est produit lundi peu avant 21h. Un jeune d’une vingtaine d’années est abattu à proximité du quartier de Miskine. Les circonstances exactes ne sont pas encore connues, mais selon des témoignages d’habitants, il se trouvait sur une moto et aurait été abattu par les forces de l’ordre.

Quelques minutes plus tard, son corps est transporté par un groupe de jeunes. Selon le ministre de l’Intérieur, ils se dirigent vers un poste de police, mais la marche se transforme en manifestation. Gendarmes et policiers interviennent, effectuent des tirs de sommation. Un deuxième jeune est tué et plusieurs personnes blessées, toujours selon le ministre.

Certains habitants font toutefois état d’un bilan plus élevé. Le ministre de l’Intérieur, qui s’est exprimé mardi après-midi, a mis en garde. « Je vous rappelle que nous sommes en guerre », a-t-il indiqué. Le couvre-feu a été mis en place pour contrôler et surveiller les mouvements. « Toute personne qui ne respecterait pas les principes de ce couvre-feu sera traité comme un objectif militaire », a-t-il prévenu.

Une mise en garde alors que le mois dernier la coalition de groupes armés, la CPC, a juré de descendre sur Bangui. Depuis, plusieurs villes subissent des assauts répétés : Grimari, Bouar, et surtout Boali, à tout juste 80 km de la capitale.

 

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