Le ministre libyen de la Défense du GNA en déplacement en Turquie

Le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, à son arrivée à Tripoli, le 17 août 22020.
Le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, à son arrivée à Tripoli, le 17 août 22020. AP

La visite à Ankara dimanche dernier du ministre libyen de la Défense du Gouvernement d’union nationale basé à Tripoli (GNA) a suscité une forte réaction à l’est libyen qui accuse la Turquie de chercher à faire échouer l’accord politique de Genève. Selon le communiqué du ministère de la Défense turc, la rencontre entre les deux homologues vise à développer davantage la coordination stratégique et militaire entre les deux parties. L’occasion pour Turquie de renouveler son total soutien au gouvernement de Fayez al-Sarraj.

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En décembre dernier, en visite à Tripoli, Hulusi Akar, le ministre turc de la Défense, a haussé le ton contre le maréchal Haftar et ses troupes.

Dimanche dernier, en recevant son homologue libyen du gouvernement dirigé par Fayez al-Sarraj, il a cherché à unifier les milices de l’ouest libyen sous la bannière de ce ministre fidèle à Ankara, plus fidèle encore que le ministre de l’Intérieur Fathi Bachagha, soutenu lui par les milices de Misrata.

Durant les dernières semaines, des divisions sont apparues entre les milices de Tripoli et celles de Misrata. Selon des analystes de l’est libyen, Ankara veut unifier les milices pour attaquer le croissant pétrolier, actuellement aux mains des forces de Khalifa Haftar. Mais le camp de l’ouest accuse aussi le maréchal de vouloir en découdre et d’amasser ses forces à Syrte.  

Avant sa visite en Turquie, le ministre libyen de la Défense a affirmé que le GNA tenait à ses accords avec la Turquie ce qui est en totale contradiction avec l’accord de Genève.

De plus, le Parlement turc a voté il y a une semaine le renouvellement de la mission des soldats turcs en Libye pour dix-huit mois. Une manière pour Benghazi de saboter l’accord de cessez-le-feu et d’entraver le travail de la commission militaire.

L’accord politique stipule en effet la suspension des formations administrés aux Libyens par des étrangers ainsi que le retrait des milliers des forces étrangères avant le 25 janvier.

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