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Bénin: des élus de la majorité sont-ils prêts à parrainer les candidats de l’opposition?

Au Bénin, l'opposition est confrontée au problème des parrainages (image d'illustration).
Au Bénin, l'opposition est confrontée au problème des parrainages (image d'illustration). RFI/Carine Frenk
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Après la publication du calendrier électoral qui fixe le premier tour de l’élection présidentielle au 11 avril prochain, les premiers retraits du formulaire des parrainages ont commencé mardi 12 janvier. La nouvelle loi électorale initiée par Patrice Talon exige pour tout candidat au scrutin présidentiel, 16 parrainages de député ou de maire. Aucun autre candidat que lui n’est capable de les réunir. Il a pourtant promis un scrutin ouvert. Alors les élus de la majorité vont-ils parrainer les candidats de l’opposition ?

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Avec notre correspondant à Cotonou, Jean-Luc Aplogan

Pour ce premier jour, la commission électorale a vu défiler 21 députés et maires du camp Talon. C’est une feuille blanche, au format A4, portant le titre, « Formulaire nominatif de parrainage ». Au recto, une dizaine de lignes à renseigner, notamment les noms et le parti du parrain et le nom candidat soutenu.

Il faut 16 parrainages par candidat déclaré. Patrice Talon les réunira aisément, sa majorité compte plus de 150 élus sur 159. Il est le seul à pouvoir remplir cette condition. L’opposition, qui exige une compétition ouverte, redoute un candidat unique comme choix proposé aux électeurs le 11 avril, malgré la promesse d’un scrutin inclusif faite par chef de l’Etat béninois.

Les élus de la majorité, sont-ils prêts à parrainer des candidats de l’opposition ? Réponse de Abdoulaye Gounou, président du groupe parlementaire Bloc républicain de la majorité : « Le chef de l’Etat n’a besoin que de 16 au plus, le reste servirait à quoi ? Quant à moi, je suis prêt à donner mon suffrage à un candidat de l’opposition pourvu que le projet de société qu’il présente soit alléchant. »

L’Union progressiste, deuxième grand parti pro-Talon, dira ce qu’il va faire samedi au cours d’une réunion de son bureau politique. « Il faut à la fois, sauvegarder le pluralisme politique et respecter les choix individuels », résume un de ses hauts responsables.

Pour nous, c’est très clair, il n’y a pas de possibilité d’avoir des élections dans les conditions actuelles. Avec les lois actuelles. Donc que la Céna ait publié un calendrier électoral, nous ne sommes pas informés. Nous n’avons pas vu de calendrier électoral, ça n’a aucune importance. Nous rejetons en bloc le code électoral, parce qu’il est exclusif, qui ne permet pas la libre expression et participation des partis politiques.

Donklam Abalo, porte-parole de l’Union sociale et libérale de Sébastien Ajavon

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