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Ethiopie: de hauts responsables tigréens du TPLF arrêtés et exhibés comme prises de guerre

Des soldats éthiopiens en patrouille. (Image d'illustration)
Des soldats éthiopiens en patrouille. (Image d'illustration) PETER DELARUE / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Ce lundi, en Ethiopie, une dizaine de responsables du TPLF ont été transférés à Addis Abeba et remis entre les mains des enquêteurs. Les forces fédérales continuent de ratisser la région du Tigré à la recherche des anciens dirigeants de la région. Dimanche, l’armée a annoncé avoir tué 15 membres du parti tigréen, dont le commissaire de police adjoint et 10 officiers. Et sur le terrain, la traque continue.

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avec notre correspondant régional, Sébastien Nemeth

Le pouvoir a le sens de l’image. Les dirigeants du TPLF arrêtés ce week-end, ont été présentés aux caméras, sur le tarmac de l’aéroport d’Addis Abeba, dès leur descente d’avion, menottes aux poignets.

La plus grosse prise est Abay Woldu, président du Tigré de 2010 à 2018, il avait dirigé le parti pendant cinq ans. Âgé de 56 ans, il est apparu hirsute et fatigué, le bras tenu par un militaire. 

Derrière lui, l’ancien ministre éthiopien des Finances Abraham Tekeste, également ex-vice-président du Tigré. Les autres prisonniers sont surtout des dirigeants d’agences et institutions régionales…

On ne connait pas les circonstances de leurs arrestations. En tout cas les autorités fédérales avaient promis 250 000 dollars à toute personne fournissant des informations permettant l’arrestation des chefs du TPLF. Ceux qui ont été interpellés ce week-end, ont été remis au département Enquêtes criminelles de la police fédérale…

Leur cas rappelle celui de Sebhat Nega, membre-fondateur du TPLF, lui aussi montré samedi les mains menottées à l’aéroport. Le vieil homme de 86 ans avait une barbe blanche et une seule chaussette au pied. La symbolique de déchéance, mise en scène par Addis Abeba, est évidente.

► À lire aussi : en Éthiopie: la tête des leaders tigréens mise à prix

Pour autant, l’affaire est loin d’être terminée car le TPLF a promis de continuer le combat. L’homme le plus recherché du pays, Debretsion Gebremichael, chef actuel du TPLF, reste introuvable, tout comme des dirigeants du comité central du parti et plusieurs hauts gradés.

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