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RDC: des députés du FCC déposent des pétitions contre le bureau provisoire de l'Assemblée

Le camp de l’ex-président Joseph Kabila repasse à l’offensive à l’Assemblée nationale (image d'illustration)
Le camp de l’ex-président Joseph Kabila repasse à l’offensive à l’Assemblée nationale (image d'illustration) JUNIOR D.KANNAH / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le camp de l’ex-président Joseph Kabila repasse à l’offensive à l’Assemblée nationale après le démarrage sur fond de polémiques de la session extraordinaire. Des députés restés fidèles à l'ancien chef de l'Etat ont déposé mardi, des pétitions contre les trois membres qui composent le bureau provisoire mis en place depuis la chute en décembre dernier de Jeanine Mabunda. En face, le camp Tshisekedi dénonce des manœuvres pour bloquer le fonctionnement de l’Assemblée.

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Avec notre correspondant Kinshasa, Pascal Mulegwa

Les pétitions n’ont pas atteint 140 signatures alors que la coalition pro-Kabila se revendique toujours majoritaire, en dépit du rapprochement de nombre de ses élus avec le président Félix Tshisekedi.

Il est reproché au bureau présidé par le doyen d'âge Mboso Nkodia « l’opacité » de la gestion des finances de l’Assemblée nationale, la violation de la Constitution, des lois et du règlement intérieur de la Chambre basse.

Plus particulièrement, à la jeune questeure, Aminata Namasiya, « des soupçons de malversations financières en complicité avec le président du Bureau d’âge ». Soupçons basés sur le budget de 12 millions USD réclamés pour la session de 30 jours.

Le bureau d’âge a aussi violé l’arrêt de la Cour constitutionnelle prolongeant son mandat, selon les pétitionnaires, en insérant parmi les matières à traiter lors de la session extraordinaire, le contrôle parlementaire.

Les pro-Kabila soupçonnent la préparation d’une motion de censure contre le Premier ministre Sylvestre Ilunga et son gouvernement. Face à ces accusations, le bureau provisoire a estimé, dans un communiqué, que non seulement elles sont fausses, mais qu’aucune disposition légale ne prévoit l’examen des pétitions en vue de sa destitution.

Député et cadre du parti présidentiel, Peter Kazadi, a comparé le FCC de Kabila, comme un « boxeur ivre de coups ». Il « se jette dans tous les sens espérant désespérément atteindre mortellement un adversaire plus fort que lui », a-t-il indiqué, affirmant que les pétitions déposées constituent une « utopie » ou alors une « procédure non réglementaire ».

 

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