Côte d'Ivoire: l'opposition juge le calendrier des législatives trop serré

Les principaux leaders de l'opposition ivoirienne, Henri Konan Bedié (g.) du PDCI et Pascal Affi N'Guessan (d.) du FPI.
Les principaux leaders de l'opposition ivoirienne, Henri Konan Bedié (g.) du PDCI et Pascal Affi N'Guessan (d.) du FPI. Reuters
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les élections législatives en Côte d'Ivoire doivent se tenir le 6 mars prochain. Les candidats ont jusqu'au 20 janvier pour se faire connaître auprès de la Commission électorale indépendante. La CEI transmettra la liste le 1er février au Conseil constitutionnel. Quant à la campagne officielle, elle se déroulera du 26 février au 4 mars. Un calendrier trop serré pour l’opposition.

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Avec notre correspondant à Abidjan, Pierre Pinto

« Le délai imparti est trop court ». En une phrase, le vice-président de la plateforme pro-Gbagbo EDS Jean Gervais Tchéidé résume l’état d’esprit des grands partis d’opposition.

Les pro-Gbagbo, le FPI-Affi comme le PDCI, demandent soit un report « de quelques jours » du scrutin soit une prolongation du délai de dépôt des dossiers de candidatures. Les représentants de ces formations s’en sont émus lors d’une rencontre avec la commission électorale jeudi à Abidjan.

Dans ce délai qu’ils jugent trop court, les partis d’opposition doivent s’entendre sur des candidatures uniques pour maximiser leurs chances dans ce scrutin à un tour. Et l’exercice semble difficile.

Autre difficulté : satisfaire à une nouvelle disposition légale qui exige que 30% des candidats présentés par les partis soient des femmes. Et plusieurs formations de l’opposition ne cachent pas leurs difficultés à trouver des candidates. Malgré cela, la CEI a opposé une fin de non-recevoir aux demandes de report de l’opposition.

Au RHDP on est dans la phase des arbitrages. Les candidatures sont très nombreuses et se profile à l’horizon la menace pour le parti présidentiel de faire face à de nombreux candidats sans étiquette. Un risque à prendre en compte dans un scrutin marqué par le retour dans le jeu électoral du FPI-Gbagbo après 10 ans de boycott. Un FPI bien décidé à reconquérir ses anciens fiefs. 

 

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