Centrafrique: les ONG peinent à accéder à certaines zones pour aider les populations

Des zones où l’ONG MSF travaille habituellement, sont aujourd’hui difficiles d’accès. (image d'illustration)
Des zones où l’ONG MSF travaille habituellement, sont aujourd’hui difficiles d’accès. (image d'illustration) Yann Libessart/MSF
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Alors que sur le terrain la situation était tendue mais calme dans le pays jeudi, les affrontements de ces dernières semaines ont provoqué de nombreux déplacements de populations. Des mouvements estimés à plusieurs dizaines de milliers par le HCR. Les ONG ont des difficultés à apporter l’aide aux populations.

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Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

MSF tire la sonnette d’alarme. Des zones où l’ONG travaille habituellement, sont aujourd’hui difficiles d’accès. « Il y a des endroits où ce n’est pas encore possible pour Médecins sans frontières de se rendre », explique Sylvain Groulx responsable des opérations MSF.

« On parle d’endroits comme Mbaïki, Boali, Damara. Où on pouvait se rendre avant le début de la crise mais maintenant ce sont des zones qui sont tellement militarisées et difficiles d’accès qu’on ne réussit pas justement à aller renforcer les besoins sanitaires dans ces zones-là. Et également cela provoque aussi des lignes de fronts qui deviennent très très difficiles à traverser pour aller dans d’autres zones à l’extérieur où il y a également de grands besoins, où il y a beaucoup de déplacés. »

Les combats ces dernières semaines ont touché différentes régions du pays, provoquant des déplacements préventifs importants. Il est alors difficile d’apporter des soins dans la brousse loin des centres de santé.

« On se retrouve avec des enfants qui peuvent attraper un palu qui pourrait être traité de façon très simple mais qui devient grave justement à cause du manque d’accès aux soins de santé. Des femmes qui accouchent complètement à l’extérieur dans des conditions déplorables ça nous préoccupe tous les jours. »

Les conséquences se font déjà sentir même à Bangui. La limitation des transports et les craintes de pics de tensions ont des impacts sur les déplacements vers les centres de santé. Le nombre d’admission à la maternité des Castors par exemple s’est effondrée déplore l’ONG.

 

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