Centrafrique: un premier convoi de camions reprend la route pour le Cameroun

Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai. (Photo d'illustration).
Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai. (Photo d'illustration). AFP PHOTO / REINNIER KAZE
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Cela fait désormais près d’un mois que l’axe qui ravitaille Bangui depuis la frontière camerounaise est bloqué. Plus de 250 camions sont en attente à Bangui, plus de 600 à la frontière camerounaise. Mais ce vendredi matin, après de multiples reports et négociations, un premier convoi d’une trentaine de camions est parti de Bangui pour retourner au Cameroun.

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Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

C’était un préalable des syndicats camerounais. Une trentaine de camions ont finalement pu quitter Bangui ce matin sous escorte des Nations unies.

Un soulagement pour El Hadji Oumarou, le coordonnateur général du bureau de gestion du fret terrestre camerounais. « Nous sommes heureux, contents qu’il y ait enfin un départ. Nous sommes sereins, mais en même temps il y a de l’inquiétude, de l’appréhension. Et nous espérons que, cette fois-ci, les 30 camions partis de Bangui arriveront à bon port au Cameroun. Dès qu’ils arrivent, ça va nous réconforter, ça va décrisper la situation et nous pourrons donc sereinement nous mettre en route. »

Nous avons tous peur. Ce qui nous inquiète le plus aujourd’hui ce n’est pas tant la matériel, c’est beaucoup plus la vie de nos chauffeurs

El Hadji Oumarou, coordonnateur général du bureau de gestion du fret terrestre camerounais

Guy est coincé à Bangui. Depuis plus d’un mois il dort sous son camion. Il espère faire partie du prochain départ. « C’est une très bonne nouvelle puisque des confrères sont déjà partis. On nous a dit que demain nous pourrons partir. Donc c’est une joie pour nous de rejoindre nos familles au Cameroun. Comme des personnes sont parties, nous saurons s’il y a la sécurité sur la route. On appelle de temps en temps nos confrères chauffeurs qui sont en route. »

Les transporteurs connaissent bien la dangerosité de ce tronçon. El Hadji Oumarou déplore la mort de 15 chauffeurs ces dernières années.

 

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