Centrafrique : retrait des groupes armés de la ville de Bangassou

Un véhicule de la Minusca patrouille à Bangui, le 22 décembre 2020. (Photo d'illustration)
Un véhicule de la Minusca patrouille à Bangui, le 22 décembre 2020. (Photo d'illustration) AFP - ALEXIS HUGUET
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Les groupes armés ont quitté la ville de Bangassou, l’une des villes dont ils avaient pris le contrôle, il y a deux semaines, le 3 janvier. Bangassou est une ville d’environ 40 000 habitants, située à 750 km à l’est de la capitale Bangui mais un tiers de la population a fui ces dernières semaines. Selon plusieurs sources, les rebelles ont quitté la ville dans la nuit de vendredi à ce samedi 16 janvier, après avoir pillé le centre-ville.

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Avec notre envoyée spéciale à Bangui,  Alexandra Brangeon

Selon plusieurs officiels, les groupes armés ont entamé leur retrait dès jeudi, avec le départ d’au moins cinq picks-up et une dizaine de motos et ce retrait s’est accéléré dans la nuit de vendredi à samedi.

Selon le maire de la ville, des tirs ont été entendus vers minuit. Les rebelles ont ensuite pillé les commerces du centre-ville, avant de quitter Bangassou à pied. Au moins deux grands magasins et plusieurs boutiques ont été entièrement saccagés.

« La population est soulagée », indique l’évêque de Bangassou et va pouvoir commencer à rentrer.  Près d’un tiers des habitants de la ville avait fui l’offensive des rebelles, il y a 15 jours, pour trouver refuge notamment au Congo voisin.

Les groupes armés seraient partis dans différentes directions dont un groupe vers Bangui et un autre vers Niakari, à 17km vers le nord. Il est impossible de dire combien ont quitté la ville, mais ce retrait s’effectue alors des soldats rwandais sont arrivés à Bangassou, il y deux jours, en renfort de la mission des nations qui est sur place.

Un renfort en raison des « défis sécuritaires », dit-on du côté de la Minusca.

On les a vus passer en file indienne avec beaucoup de choses sur leur tête et donc, la population est soulagée parce que tous les bruits de balles, de mitraillettes, de gens en train de tirer de façon désordonnée leur faisait beaucoup de peur.

Juan José Aguirre, évêque de Bangassou

 

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