Mali : l’armée ouvre une enquête après la mort de trois prisonniers

L'armée malienne a annoncé l'ouverture d'une enquête afin de déterminer les circonstances de la mort de trois prisonniers présumés jihadistes lors d'un transfert. (image d'illustration)
L'armée malienne a annoncé l'ouverture d'une enquête afin de déterminer les circonstances de la mort de trois prisonniers présumés jihadistes lors d'un transfert. (image d'illustration) MICHELE CATTANI / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

De quoi sont morts trois présumés jihadistes arrêtés par l’armée malienne le 13 janvier dernier non loin de la localité malienne de Boulikessi, dans le nord ? Plusieurs versions circulent sur le sort de ces hommes interpellés lors d’une opération « anti-terroriste ». Face aux inquiétudes soulevées par des habitants de Kobou, localité où les personnes accusées de « terrorisme » ont été arrêtées, une enquête a été ouverte par l’armée pour déterminer les conditions exactes de leurs décès survenus lors de leur transfèrement vers une localité du centre du Mali.

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Avec notre correspondant à Bamako, Serge Daniel

Le 13 janvier à Kobou, village situé à 25 kilomètres au sud-est de la localité malienne de Boulikessi, dans le nord, l’armée malienne a déclenché une vaste opération contre de présumés jihadistes. Ces derniers sont très présents dans cette zone située près de la frontière avec le Burkina Faso où l’armée française intervient également contre les groupes jihadistes.

Après les combats, les militaires maliens ont décidé de transférer au moins quatre présumés jihadistes vers le principal camp militaire malien du centre du pays.  Selon le communiqué officiel, c’est au cours du transfert que trois des prisonniers ont perdu la vie.

Une fois la nouvelle connue, des parents des personnes décédées n’ont pas caché leur émotion. Ils ont reçu les condoléances du chef d’état-major des armées qui annonce l’ouverture d’une enquête sur les circonstances des décès.

Les présumés jihadistes arrêtés, donc vivants avant leur départ sous bonne garde vers le centre du pays ont-ils été « secoués », selon une expression connue dans le jargon militaires ? Ont-il tenté de fuir, ce qui aurait entraîné une réaction brutale des militaires ? Les investigations sont en cours.

En attendant, deux associations de défense des droits humains réclament une enquête indépendante. Un des prisonniers présumés jihadiste est vivant. Il devrait aider à faire comprendre de quoi sont morts ses compagnons.

 

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