Tempête Eloise à Madagascar: les autorités rappellent les consignes de sécurité

Salle du Cervo (Centre d’étude, de réflexion, de veille et d’orientation), ce mardi 19 janvier. Devant son écran, un sigiste (personne en charge de la cartographie au sein du système d’information géographique et télédétection) analyse les dernières données transmises par la direction générale de la météo.
Salle du Cervo (Centre d’étude, de réflexion, de veille et d’orientation), ce mardi 19 janvier. Devant son écran, un sigiste (personne en charge de la cartographie au sein du système d’information géographique et télédétection) analyse les dernières données transmises par la direction générale de la météo. © Sarah Tétaud/RFI
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Hier soir à 19h30, Madagascar a été frappée par Éloise, sa deuxième tempête tropicale de la saison à avoir touché le sol malgache, moins d’un mois après la tempête Chalane qui n’avait causé que de faibles dégâts dans le nord de l’île.

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Avec notre correspondante à Antananarivo,  Sarah Tétaud

Cette fois, c’est sur la côte nord-est de l’île, dans le district d’Antalaha réputé pour ses nombreux producteurs de vanille, que la « forte tempête tropicale » a atterri hier, amenant avec elle des rafales de vents à 140km/h et de très fortes pluies.

Son intensité a baissé ce matin, une dizaine d’heures après son atterrissage. Eloise se déplace actuellement à une vitesse de 15 km/h à l’intérieur des terres. Dans un rayon de 100 km autour du centre de la tempête, des rafales de vent jusqu’à 100 km/h et des pluies diluviennes. Des inondations sont à craindre ces prochaines heures dans la partie nord du pays (dans les régions Sava, Sofia, Boeny, Betsiboka et Melaky) puisque des précipitations de plus de 100 mm en 24h sont attendues aujourd’hui.

Andry Razafimandimby, le directeur du Cervo (Centre d’étude, de réflexion, de veille et d’orientation) au sein du Bureau national de gestion des risques et catastrophes, rappelle les consignes de sécurité habituelles :

« Suivre l’évolution de la situation, à la radio, à la télévision ou bien les annonces faites par sms, mettre à l’abri les documents importants comme les états civils, constituer des stocks stratégiques de produits de première nécessité comme le riz, l’huile, le sucre, mettre aussi à l’abri le petit élevage, s’évacuer si on sent qu’on habite dans une zone inondable, et bien observer la couleur des drapeaux (disposés dans les quartiers) qui indiquent la gravité de la situation. »

Des vedettes rapides de la Protection civile ainsi que l’armée ont été prépositionnées pour intervenir en cas d’évacuations de personnes.

Le BNGRC demande toutefois aux Malgaches de rester sur leurs gardes malgré une certaine habitude à ce genre de phénomène météorologique.

300 000 personnes potentiellement concernées

« Lors du passage de Chalane, on s’est aperçu qu’il y avait un petit relâchement de la part de la population par rapport aux mesures de vigilance. Le BNGRC réitère que ces mesures doivent toujours être respectées et que chaque système à sa spécificité donc il faut être toujours vigilant à chaque passage de cyclone. »

Des conditions météorologiques dégradées sont attendues sur les côtes est nord et ouest de l’île toute la journée, avec notamment des houles cycloniques pouvant atteindre jusqu’à 6 m de haut du côté de Sainte-Marie et de la Baie d’Antongil.

La tempête Eloise devrait quitter l’île jeudi matin, en sortant à l’ouest par la région Melaky. Les autorités estiment que 300 000 personnes au moins se trouvent sur la trajectoire de ce système cyclonique et seront impactées par les vents et les pluies.

Un survol aérien des zones touchées est prévu jeudi si la météo le permet ou vendredi au plus tard, pour évaluer les besoins des populations isolées.

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