Maroc: plusieurs détenus entament une grève de la faim symbolique de 48 heures

Le tribunal de première instance de Salé, au Maroc, le 27 juin 2019 (image d'illustration)
Le tribunal de première instance de Salé, au Maroc, le 27 juin 2019 (image d'illustration) AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Il s'agit de six détenus du mouvement de protestation du Rif, des journalistes Souleiman Raissouni et Omar Radi, et de l'universitaire Maati Monjib. Selon leurs proches, ils entendent ainsi protester contre leur détention, mais aussi plus généralement contre la politique menée par l'État marocain sur le droit de manifestation, la liberté de la presse et d'opinion.

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Cela veut dire qu’un mouvement contre la détention politique, contre l’arrestation des activistes et des journalistes à cause de leur opinion commence à s’installer de nouveau. Le fait que des familles ont décidé de travailler ensemble, c’est pour contextualiser aussi leur situation disant que «nous sommes en prison parce qu’au Maroc, il y a une dégradation de la situation des droits humains, il y a une offensive contre les acquis des Marocains en matière de liberté, il y a une politique systémique d’atteinte aux droits et d’infraction des lois». Donc, ils font ce qu’ils peuvent faire en tant que prisonniers d’opinion. Ils sont incarcérés, mais ils appellent tout le monde à agir aussi pour changer les choses et faire en sorte que la situation ne perdure pas.

Khadija Ryadi, membre de plusieurs comités de soutien, dont celui de l'universitaire Maati Monjib

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