RDC: la police pointée du doigt dans la montée de la criminalité à Lubumbashi

Des policiers à Lubumbashi, en RDC, en 2016 (Photo illustration).
Des policiers à Lubumbashi, en RDC, en 2016 (Photo illustration). AFP - JUNIOR KANNAH
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En RDC, la ville de Lubumbashi enregistre une montée de la criminalité malgré un couvre-feu entre 21 heures et 5 heures du matin. La population continue d’accuser les forces de l’ordre d’en être à l’origine, la police joue l’apaisement.

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De notre correspondante à LubumbashiDenise Maheho

La population continue d’accuser les forces de l’ordre d’être parmi les auteurs des cas de vol à main armée accompagnés parfois de meurtre.La police joue l’apaisement. Au cours de la conférence de presse tenue ce mardi à Lubumbashi, le général de la police a déclaré que le plus grand nombre des cambriolages enregistré ces derniers temps est commis par des délinquants civils.

À Lubumbashi, depuis l’instauration du couvre-feu mi-décembre pour cause de pandémie due au coronavirus, la société civile constate une montée de la criminalité.

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Chaque nuit, des dizaines des familles sont visitées par des bandits armés. En réaction, le général de la police locale, Louis Second Karawa, reconnaît que parmi les auteurs il y a des policiers, mais ils ne sont pas les seuls : « Les enquêtes prouvent que, hormis les hommes en uniforme, il y a plus des délinquants qui causent de problème aux populations. »

Peu d’effectifs en centre-ville

Pour certaines organisations telles que Justicia Asbl, l’une des raisons de la persistance de l’insécurité, c’est le nombre réduit des effectifs de la police au centre-ville. Pourtant, affirme cette ONG, plus de 1 500 policiers sont affectés à la sécurisation des sites miniers, ce qui rapporterait aux responsables de la police près de 200 000 dollars par mois.

C’est une information que rejette le général Louis Second Karawa : « Nous ne dégarnissons pas les unités territoriales pour renforcer celles qui sont dans les mines, ça ne se fait pas. Mais n’oublions pas que beaucoup de sociétés minières sont des multinationales qui contribuent à l’économie de notre pays. Laisser aussi ces entreprises sans sécurité, c’est un problème ».

Face à la colère de la population, la police indique qu’elle compte renforcer les mesures sécuritaires malgré les moyens logistiques limités.

 

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