Burkina Faso: le prêtre catholique enlevé dans la région de Banfora a été retrouvé mort

Des militaires dans la zone de Dori, au Burkina Faso. (Image d'illustration)
Des militaires dans la zone de Dori, au Burkina Faso. (Image d'illustration) OLYMPIA DE MAISMONT AFP/File
Texte par : RFI Suivre
5 mn

L’Église catholique du Burkina Faso confirme la mort du prêtre porté disparu depuis mardi dans la forêt de Toumousseni, dans la région des Cascades à une vingtaine de kilomètres de Banfora dans le sud-ouest du pays, non loin de la frontière ivoirienne. Ses obsèques auront lieu demain selon l’évêque de Banfora.

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L'abbé Rodrigue Sanon de la paroisse Notre-Dame de Soubaganyedougou avait pris la route pour assister à une réunion à Banfora, mais les circonstances de sa disparition et de sa mort restent encore floues ce vendredi. Il pourrait s’agir d'un enlèvement par des groupes armés terroristes.

« L'abbé Rodrigue Sanon a été tué de plusieurs coups de couteaux. Son corps était très abimé », témoigne Mgr Lucas Kalfa Sanou, l’évêque de Banfora. Pour lui, le choc est immense. « Tous les prêtres et les fidèles sont choqués. On n’arrive pas à comprendre une telle violence. C’est moi qui l’ai ordonné en 2005, je connais sa famille. Il est très apprécié, très calme, il n’a jamais eu de problème avec des gens là-bas. »

A-t-il été ciblé parce qu’il était un prêtre catholique ou est-ce le fruit du hasard s’il a croisé la route de ces hommes ? Des questions qui restent entières.

Il a perdu la vie dans des circonstances qui nous restent encore inconnues. Et sa disparition, sa mort, nous plonge dans une grande stupeur. On est choqués et interdits et on se sent impuissant devant tout cela. Et en hommes de dieu, on se pose des questions: pourquoi cette violence? On ne sait pas. Qui sont ces personnes et quelles sont leurs motivations, leurs raisons, pour ôter si facilement la vie humaine? Cela veut dire que l’on a atteint un niveau de violence inouïe. C’est vraiment, un manque d’humanité.

Mgr Laurent Dabiré, président de la conférence épiscopale du Burkina-Niger, évêque de Dori

« Le mode opératoire nous fait penser qu’il s’agit d’une attaque terroriste, l’enlèvement, la violence. On sait qu’il y a des poches terroristes dans cette forêt », fait remarquer une source sécuritaire à Ouagadougou. Une enquête est ouverte.

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