Sahel: le nombre de déplacés dépasse les deux millions de personnes

Le Burkina Faso comptait, en septembre 2019, plus de 300 000 déplacés à cause des attaques jihadistes dans le nord du pays.
Le Burkina Faso comptait, en septembre 2019, plus de 300 000 déplacés à cause des attaques jihadistes dans le nord du pays. AFP Photos/ISSOUF SANOGO
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Dans les pays de la région du Sahel, le nombre de déplacés internes atteint un niveau jamais enregistré. Pour la première fois, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés en recense plus de 2 millions. Le HCR précise qu'il faut y ajouter 850 000 réfugiés, essentiellement originaires du Mali.

Publicité

C’est un « triste » record que ce nombre de deux millions de personnes déplacées à l’intérieur de leurs propres pays, dans la région du Sahel, obligées de fuir des « violences incessantes », indique l’ONU.

Joint par RFI, Romain Desclous, porte-parole du HCR, estime que cette hausse du nombre de déplacés est symptomatique de ce qui se passe dans la région depuis deux ans.

« C’est quatre fois le chiffre d’il y a deux ans et c’est dû essentiellement aux attaques qui se poursuivent dans plusieurs parties du Sahel. Ces attaques sont illustrées justement par ce qui s’est passé au Burkina Faso. Dès le début de cette année, Koumbri a été attaquée ainsi que les villages environnants, forçant plus de 11 000 personnes à fuir. Au Niger voisin, pareil : le 2 janvier, deux villes dans la région de Tillabéri étaient attaquées. Plus de 10 000 personnes avaient fui.

Le nombre d’attaques a augmenté, l’intensité a augmenté et le nombre de victimes civiles a, hélas, également augmenté. Les personnes fuient des attaques. Soit elles en sont victimes, soit elles en sont témoins, soit elles fuient de manière préventive quand, dans les villages voisins, la localité voisine est attaquée.

Pour que ces personnes puissent rentrer chez elles – et elles le souhaitent – et pour que cela se passe, il faut une paix qui soit durable, que les gens puissent rentrer dans des conditions de sécurité, de sûreté et de dignité. Ce n’est pas encore le cas, hélas ! »

► À lire aussi: Une coalition citoyenne pour le Sahel

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail