Reportage

Centrafrique: à Bouar, le ravitaillement en médicaments pour les déplacés est compliqué

Centrafrique, Bouar, le 23 janvier 2021. Le père Parfait, infirmier, accueille dans son petit dispensaire de Saint-Laurent les personnes déplacées par le conflit.
Centrafrique, Bouar, le 23 janvier 2021. Le père Parfait, infirmier, accueille dans son petit dispensaire de Saint-Laurent les personnes déplacées par le conflit. © rfi/Charlotte Cosset
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Centrafrique, l’axe principal d’approvisionnement à partir du Cameroun est toujours bloqué, ce qui crée des tensions dans le ravitaillement de Bangui mais aussi d’autres villes sur l’axe, comme à Bouar. Les besoins humanitaires y sont importants après les combats des 9 et 17 janvier. L’approvisionnement en produits divers, et notamment en produits médicaux, est compliqué par la crise sécuritaire.

Publicité

avec notre envoyée spéciale à Bouar, Charlotte Cosset

« de l'amoxicilline, présentement on n’en a pas… » 

Le père Parfait est au téléphone avec Médecins sans Frontières. Il est infirmier à Saint -Laurent où il tient un petit centre de consultations pour les déplacés, ouvert depuis les combats de début janvier. Mais les stocks ont du mal à suivre…

« En ce moment nous sommes un peu en rupture, nous explique t-il. Alors on ne peut pas traiter des grandes infections parce que logiquement pour une prise en charge des maladies infectieuses il faut de 7 à 10 jours de traitement. »

À lire aussi en Centrafrique: les nuits tourmentées des déplacés de Bouar

MSF travaille sur ces difficultés. Vendredi justement un avion cargo a atterri… Le Dr Raphaël de MSF amène les médicaments réceptionnés à Saint-Laurent après avoir été triés et préparés. 

« Comme Saint-Laurent est l’un des principaux sites en terme de nombre de déplacés on avait souhaité travailler en collaboration avec les frères qui sont des médicaux pour la prise en charge de déplacés. »

Mais trouver des médicaments à Bouar aujourd'hui, c'est compliqué, confirme le médecin. « C’est très compliqué... même déjà avant c’était compliqué ! Mais aujourd’hui avec la fermeture de la route principale. Même les petites pharmacies sont fermées parce que les gens s’approvisionnent difficilement en médicaments. »

Un ravitaillement d’autant plus important à Bouar qui compte plusieurs milliers de déplacés vulnérables…

À lire aussi

Crise sécuritaire en Centrafrique: plus de 60 000 réfugiés ont déjà fui le pays

En Centrafrique, Touadéra doit maintenant consolider une victoire fragile

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail