Centrafrique: trois nouveaux juges internationaux nommés à la Cour pénale spéciale

Le magistrat de la Cour pénale spéciale (CPS) Michel Landry Louanga, président de l'institution (image d'illustration).
Le magistrat de la Cour pénale spéciale (CPS) Michel Landry Louanga, président de l'institution (image d'illustration). Gaël Grilhot/RFI
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les décrets présidentiels ont été signés en fin de semaine pour la nomination de trois nouveaux juges internationaux pour la Cour pénale spéciale en Centrafrique. C’est une étape cruciale vers la tenue des premiers procès promis cette année. Créé en 2015 et en activité depuis 2018, ce tribunal mixte, employant des magistrats centrafricains et étrangers doit juger les crimes graves commis depuis 2003 dans le pays.

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Avec notre envoyée spéciale à Bangui, Florence Morice

Les trois nouveaux juges internationaux de la Cour spéciale sont originaires de Belgique, du Burkina Faso et de Madagascar. Leur nomination était très attendue. En octobre dernier encore, lors de l’inauguration du bâtiment de la Cour, son président Landry Michel Louanga avait déploré les difficultés rencontrées pour ces recrutements.

Il évoquait notamment le manque d’« engouement » des pays partenaires pour mettre à sa disposition des juges. Or la CPS étant une cour hybride, toutes ses instances doivent être composées de magistrats centrafricains et étrangers, sous peine d’être bloquées.

Désormais, et c’est une étape importante, plus rien ne devrait faire obstacle à la mise sur pied de la cour d’assises, dont les autorités ont promis qu’elle tiendrait cette année ses premiers procès, sans dire qui serait jugé ni à quelle échéance.

Depuis l’audience inaugurale de la CPS en 2018, dix dossiers ont fait l’objet d’une saisine par le juge d’instruction. Et une quinzaine de personnes sont officiellement en détention à la prison de Ngaragba et son annexe du camp de roux.

Mais la cour refuse de divulguer leur identité. Ce choix est régulièrement critiqué, notamment par l’ONG Amnesty International. La cour le justifie par l’insécurité régnant dans le pays, dont les 2/3 sont sous le contrôle de groupes armés.

 

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