La Cédéao rappelle le Mali à ses engagements et demande la dissolution du CNSP

La délégation de la Cédéao lors de sa rencontre avec la junte au Mali, le 22 août 2020. (Image d'illustration)
La délégation de la Cédéao lors de sa rencontre avec la junte au Mali, le 22 août 2020. (Image d'illustration) ANNIE RISEMBERG / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La Cédéao veut que le président Bah N’Daw et son gouvernement de transition respectent leur feuille de route. Des élections doivent avoir lieu sur l'ensemble du territoire malien dans 14 mois maintenant. Et pour ne laisser aucun espace à la moindre tentation d'empêcher ce processus, les chefs d'État de la Cédéao exigent la dissolution immédiate du Comité national pour le salut du peuple (CNSP).

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Avec notre correspondant à Abuja, Moïse Gomis

Les chefs d'État et de gouvernement de la Cédéao ont d'abord écouté leur homologue malien, Bah N’Daw dérouler son point sur la mise en place de la feuille de route. Ce fut ensuite la présentation du rapport de Goodluck Jonathan, le médiateur de l'organisation ouest-africaine.

Puis, d'une seule et ferme voix, les dirigeants de la Cédéao ont rappelé le Mali à ses engagements : le respect scrupuleux de la feuille de route, le respect du calendrier de la mise en place de tous les organes. Et surtout une priorité : la dissolution du CNSP, le Comité national pour le salut du peuple.

La charte de transition malienne stipule que « le CNSP est dissous après la mise en place des organes de transition ». Malgré l'instauration du président et de son gouvernement de transition, aucun acte officiel au Mali n'a fait disparaître le CNSP.

Créé le 19 août dernier, cette structure politico-militaire a toujours à sa tête Assimi Goïta, colonel des forces armées et leader des putschistes. En tant qu'actuel vice-président de la transition malienne, Assimi Goïta était probablement samedi aux côtés de Bah N'Daw durant ce 58e sommet de la Cédéao en visioconférence.

Assimi Goïta est resté muet tout au long des échanges. Le protocole de la conférence des chefs d'État et de gouvernement ne lui permettait pas de prendre la parole.

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