Comores: des mesures plus restrictives face au nombre de décès dus au Covid-19

Une rue principale de Moroni, aux Comores, en mars 2019. (Image d'illustration)
Une rue principale de Moroni, aux Comores, en mars 2019. (Image d'illustration) YOUSSOUF IBRAHIM / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les Comores déplorent dix fois plus de décès dus au Covid-19 depuis un mois, que dans toute l'année 2020. Le président Azali l’a indiqué, ce lundi 25 janvier, dans son adresse à la nation en précisant qu’il s’agit du variant sud-africain du virus qui se propage bien plus rapidement et qui est aussi bien plus mortel. De nouvelles mesures ont donc été annoncées pour lutter contre la propagation du virus.

Publicité

Avec notre correspondante à Moroni, Anziza M’Changama

Le chef de l’État a également admis qu'il y avait eu des erreurs commises. Certains ministres sont revenus dessus lors d'une conférence de presse, après l'allocution d’Azali Assoumani. Couvre-feu, fermeture des lieux de culte, port du masque obligatoire… Les Comoriens doivent changer leur mode de vie s'ils veulent tenir bon en attendant la vaccination, dans plusieurs mois.

Et c’est d’un ton grave que le président Azali s’est adressé à la nation pour annoncer de fortes restrictions. « L’urgence est de sauver des vies, de faire en sorte que la propagation du virus prenne fin. C’est la seule façon de nous en sortir. La santé passe avant toute considération. A la date de samedi dernier, le ministère de la Santé a enregistré 67 décès, en un mois. Lors de la première vague, nous avions enregistré sept morts, en un an », a-t-il souligné.

Le temps de l’interrogation avant d’agir a eu des conséquences, comme dans tous les pays, reconnaissent les membres du gouvernement. Ici, la population n’a pas réalisé la sévérité de la situation et les autorités sont en pénurie de tests antigéniques ou tests rapides. D’autre part, les écoles restent pour l’instant ouvertes.

Loub Yacout Zaidou, ministre de la Santé, s’en explique. « Le président l’a bien dit : on va envoyer les scientifiques qui vont collaborer avec les chefs d’établissement. Ensuite, on verra l’évolution de la maladie dans ces écoles et là, le chef de l’État prendra une décision », a-t-elle précisé.

La ministre confirme également que les Comores sont en discussion avec la Chine et l’Australie pour mettre en place la vaccination avec l’appui de l’UNICEF et de l’OMS.

À lire aussi: Covid-19 aux Comores: la situation sanitaire se dégrade sur l’île de Mohéli

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail