RDC: les députés examinent à nouveau la motion de censure contre le gouvernement

Le Palais du peuple, à Kinshasa, en République démocratique du Congo. (Photo d'illustration)
Le Palais du peuple, à Kinshasa, en République démocratique du Congo. (Photo d'illustration) Wikimédia
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En République démocratique du Congo (RDC), les députés ont de nouveau rendez-vous le 27 janvier au Palais du peuple, où la motion de censure contre le gouvernement de Sylvestre Ilunga est de nouveau à l’ordre du jour.

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Le 26 janvier, le vote avait été reporté pour laisser une chance au Premier ministre congolais Sylvestre Ilunga de rentrer de Lubumbashi pour se présenter devant les élus. Mais il était absent ce 27 janvier, tout comme les députés du FCC, resté fidèle à Joseph Kabila. Ils avaient décidé de claquer la porte hier, estimant que le bureau provisoire de l’Assemblée nationale n’était pas habilité pour organiser le vote de cette motion de censure.

Mais le quorum a bien été atteint. Il y a 325 députés, selon des préposés au décompte. Hier, ils étaient 285 et 301 à signer la pétition pour cette motion de censure. Il y a déjà six isoloirs et une urne. Tout est déjà en place. Le vote devrait commencer juste après la lecture de la motion de censure. Ensuite, il faudra dépouiller, mais du côté des partisans du président Félix Tshisekedi, on est confiant. Le gouvernement de Sylvestre Ilunga est déjà de l’histoire ancienne.

L'Union sacrée en bonne voie

Pendant ce temps, les choses s’accélèrent du côté de l’Union sacrée, la majorité que veut constituer le président congolais. Les opposants Moise Katumbi et Jean-Pierre Bemba et les partis qu’ils représentent vont y adhérer. La signature est prévue cette après-midi. Les négociations étaient en cours depuis des semaines. Les noms de l’ancien gouverneur du Katanga et de l’ex-vice-président avaient même circulé pour les postes d’informateur ou de Premier ministre.

En parallèle, le bureau provisoire de l’Assemblée a annoncé le chronogramme de l’élection du bureau définitif de l’assemblée. Car parmi les points d’achoppement entre Félix Tshisekedi et ses anciens alliés de l’opposition, il y avait bien sûr les questions de répartition de postes à l’Assemblée, comme au gouvernement.

Évidemment, cette annonce n’est pas du goût de Martin Fayulu, l’ancien candidat à la présidentielle et actuel coordonnateur de la principale plateforme de l’opposition jusqu’ici Lamuka. Il demande à ses deux partenaires de « tirer toutes les conséquences » de leur adhésion à l’Union sacrée.

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