Somalie : le président Farmajo tente de débloquer la crise politico-électorale

Sous la pression de la communauté internationale, le président somalien Mohamed Abdullahi Farmajo a finalement décidé de tenter le dialogue pour sortir de la crise. (image d'illustration)
Sous la pression de la communauté internationale, le président somalien Mohamed Abdullahi Farmajo a finalement décidé de tenter le dialogue pour sortir de la crise. (image d'illustration) Reuters/Feisal Omar

La Somalie doit organiser des élections législatives et présidentielle. Les législatives ont été repoussées deux fois. La présidentielle elle est incertaine alors que le mandat du chef de l’Etat expire le 8 février. Les Etats fédéraux somaliens reprochent à Mohamed Farmajo d’avoir mis des proches au sein du comité électoral. Mais finalement, Mohamed Farmajo a opté pour l’option dialogue.

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Avec notre correspondante à Nairobi, Sébastien Németh

Mohamed Farmajo a finalement accepté de calmer le jeu. Le président somalien a convoqué une réunion avec tous les chefs des Etats fédérés. Elle se tiendra de ce lundi à mercredi dans le centre du pays. Mohamed Farmajo a aussi annoncé qu’il s’exprimerait vendredi devant les deux chambres du Parlement.

Des annonces faites après une grande réunion samedi avec diplomates, représentants de l’ONU et des institutions internationales. Mais surtout après cinq semaines de lobbying diplomatique. Depuis la mi-décembre, ONU, IGAD, Union européenne, Etats-Unis ainsi qu’une quinzaine de pays poussent, ensemble, le chef de l’Etat à tendre la main vers ses détracteurs…

Dans des communiqués de plus en plus musclés, la communauté internationale a répété son inquiétude et rappelé qu’il était impossible de sortir de l’accord du 17 septembre, signé par tous et censé baliser le déroulé des élections. « On ne peut pas le renégocier, ou créer un processus parallèle », avaient rappelé les acteurs internationaux.

Une allusion aux manœuvres du président Farmajo, qui avait nommé des proches dans le comité électoral, mais aussi déployé l’armée dans son fief du Gedo, à la frontière kényane. Ces décisions avaient entraîné la colère des Etats fédéraux dont certains menaçaient carrément de ne pas participer au scrutin.

On attend désormais l’issue de ces négociations de dernière minute, car le temps presse. Comme l’a rappelé le représentant de l’ONU James Swan, aller au-delà du 8 février « pourrait amener une situation politique imprévisible ».

 

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