Maroc: le mouvement «Hors la Loi» mobilise contre l'article 490 du Code pénal

Au Maroc, journée d'action à l'appel du mouvement «Hors la Loi contre l'article 490 du Code pénal.
Au Maroc, journée d'action à l'appel du mouvement «Hors la Loi contre l'article 490 du Code pénal. © page FB du mouvement Stop 490
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Au Maroc, cet appel à une mobilisation numérique, mercredi 3 février, pour soutenir Hanaa, une jeune femme de Tétouan, condamnée à un mois de prison ferme pour relation sexuelle hors mariage en vertu de l’article 490 du Code pénal marocain. Un article qui criminalise les relations hors mariage et contre lequel lutte le mouvement « Hors la Loi », mouvement qui appelle les internautes à un sit-in numérique. 

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Une vidéo intime de cette mère de famille a été diffusée, à son insu, sur les réseaux sociaux. L’homme qui a accompli ce geste n’a pas été inquiété, mais Hanaa a, elle, été arrêtée et condamnée en vertu de cet article 490.

On demande aux gens de partager sur les réseaux sociaux une image, rouge, avec écrit « Stop 490 ». Les célébrités, influenceurs(ses), etc., sont invité(e)s à se joindre au mouvement. Ce sont des initiatives que l'on a déjà vues avec, par exemple, le mouvement Black lives matter, nous explique la réalisatrice Sonia Terrab, cofondatrice du mouvement « Hors la Loi », jointe au téléphone par Pierre Firtion du service Afrique de RFI.

Non seulement on demande que cet article soit abrogé mais on soutient Hanaa dans son appel: elle va faire appel de sa condamnation

L'article 490 du code pénal dans le collimateur du mouvement Hors-la-loi

page FB du mouvement Hors-la-loi : journée d'action contre l'article 490 du Code pénal marocain
page FB du mouvement Hors-la-loi : journée d'action contre l'article 490 du Code pénal marocain © page FB mouvement Hors-la-loi

Si Hanaa a fait appel de sa condamnation, la jeune femme est censée être libérée ce mercredi. 

Ce n'est pas la première fois que l'article 490 mobilise contre lui. En septembre 2019, 490 personnalités marocaines avaient signé un manifeste pour dénoncer cet article 490 du Code pénal de ce pays. La publication avait fait grand bruit, alors que la journaliste Hajar Raissouni était détenue pour avoir pratiqué un avortement illégal. Elle a été relâchée, après avoir bénéficié d'une grâce du roi Mohammed VI après 47 jours de détention.

Une victoire pour le collectif « 490 », saluée par la fondation Simone de Beauvoir qui lui a remis son prix en janvier 2020 à Paris.

►À écouter aussi : Sonia Terrab du collectif 490: avec ce manifeste, «on a libéré la parole» au Maroc

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