Après des mois de négociations, un nouveau gouvernement pour le Soudan

Le Premier ministre du Soudan, Abdallah Hamdok (ici à Berlin en février 2020) a annoncé le 8 février la liste des membres de son nouveau gouvernement issu de l'accord de paix d'octobre 2020.
Le Premier ministre du Soudan, Abdallah Hamdok (ici à Berlin en février 2020) a annoncé le 8 février la liste des membres de son nouveau gouvernement issu de l'accord de paix d'octobre 2020. REUTERS - HANNIBAL HANSCHKE
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Après des mois de tractations, le Soudan a un nouveau gouvernement qui comprend des ministres issus des différents groupes armés, notamment du Darfour. Un accord de paix a été signé octobre dernier, entre le gouvernement de transition – qui a succédé à Omar el-Béchir -  et le Front révolutionnaire soudanais, une coalition de cinq groupes rebelles et de quatre mouvements politiques en vue d’un gouvernement inclusif. L’annonce de ce gouvernement a été faite dans la soirée hier lundi par le Premier ministre Abdallah Hamdok.

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L’annonce de ce gouvernement a été faite dans la soirée hier lundi par le Premier ministre Abdallah Hamdok. Sept membres des groupes armés font donc leur entrée dans ce nouveau gouvernement. Parmi eux, Djibril Ibrahim un ancien chef rebelle du Mouvement pour la Justice et l'Egalité (JEM), présent au Darfour - qui devient ministre des Finances.

Au total ce nouveau gouvernement comprend vingt-cinq ministères, dont les membres sont d’anciens chefs rebelles, des militaires et des membres de l’opposition sous Omar el-Béchir.

Autre figure connue de cet exécutif, Maryam al-Mahdi, fille du dernier Premier ministre élu démocratiquement du Soudan, Sadeq al-Mahdi, renversé par le coup d'Etat de Béchir en 1989 et décédé en novembre dernier. Elle obtient le portefeuille des Affaires étrangères.

À lire aussi : au Soudan, la difficile succession de Sadeq al-Mahdi à la tête du parti Oumma

Deux ministres proviennent de l'armée et les dix-sept autres de la mouvance des Forces pour la Liberté et le Changement, moteur du mouvement populaire qui a fait tomberOmar el-Béchir.

Seul le poste de ministre de l’Education n’a pas encore été pourvu et nécessite des consultations supplémentaires.

Il s’agit d’un pas important dans la mise en œuvre de l’accord de paix signé avec les groupes armés en octobre dernier… et dont la prochaine étape  est la mise en place d'un Parlement de transition d'ici le 25 février.

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