Présidentielle au Bénin: l’opposition veut une modification des règles de parrainages

Au Bénin, les électeurs cherchent leur nom sur la liste affichée près de chaque bureau de vote pour les élections législatives, ici à Cotonou le 26 avril 2015. (Image d'illustration)
Au Bénin, les électeurs cherchent leur nom sur la liste affichée près de chaque bureau de vote pour les élections législatives, ici à Cotonou le 26 avril 2015. (Image d'illustration) RFI/G.T.

Grosse polémique au Bénin depuis que la Commission électorale (Céna) a invalidé les candidatures majeures de l’opposition. Disqualifiés pour défaut de parrainages, tous accusent le président Patrice Talon de les avoir privés de parrains pour leur dossier. Joël Aïvo, candidat de la plateforme de l’opposition, ne désarme pas. Il demande au gouvernement de faire sauter en urgence ce verrou. Pour le porte-parole du gouvernement, ce qui arrive est de la faute des opposants.

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Avec notre correspondant à Cotonou, Jean-Luc Aplogan

« Si la Céna n’a pas retenu son dossier, c’est la faute aux parrainages et la faute à l’auteur des réformes politiques ». Joël Aïvo parle de Patrice Talon. Dans une évaluation de son bilan aux allures de pamphlet, il qualifie sa gestion de gouvernance très controversée. L’opposant fait ses comptes et affirme qu’on va vers la troisième élection sans l’opposition.

Il ne l’accepte pas et suggère : « Ce que nous leur demandons aujourd’hui, c’est de débarrasser le pays du parrainage par l’adoption d’une loi dérogatoire modifiant le Code électoral et permettant de reporter l’application du parrainage après le renouvellement du Parlement et des conseils communaux et municipaux à l’issue d’élections libres et pluralistes. »

« Patrice Talon ne recherche qu’une compétition ouverte »

Alain Orounla, porte-parole du gouvernement répond au constitutionnaliste et en même temps aux démocrates. Il défend son chef : « Ils n’ont pas voulu les avoir, c’est donc inutile d’entretenir une polémique oiseuse. Patrice Talon ne recherche qu’une compétition ouverte, bilan contre bilan. Seuls ceux qui ne veulent pas aller aux élections, parce qu’ils et qui savent qu’ils n’ont pas de projet convaincant à proposer, peuvent venir crier à l’exclusion au verrouillage. »

La requête de Joël Aïvo reste sans réponse pour l’instant. Ce mercredi 17 février, la Cour constitutionnelle statue sur les recours formulés par les autres candidats recalés.

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