Human Rights Watch accuse l'armée camerounaise d'exactions

Des soldats patrouillent à Bafut, dans le nord-ouest du Cameroun, en zone anglophone, le 15 novembre 2017 (illustration).
Des soldats patrouillent à Bafut, dans le nord-ouest du Cameroun, en zone anglophone, le 15 novembre 2017 (illustration). AFP

Dans un rapport accablant, l’organisation internationale Human Rights Watch a accusé, vendredi 26 février, des soldats camerounais d’avoir perpétré « l’une des pires » attaques contre des civils en zone anglophone ces dernières années.

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Il s'agit de l’attaque dans le village d’Ebam dans la région du sud-ouest où a au moins vingt femmes – dont quatre handicapées – ont été violées et une trentaine d’hommes passés à tabac. Les faits se sont produits il y a un an, le 1er mars 2020, mais n’ont pas eu de véritable écho depuis. En cause : la crainte de représailles chez les victimes.

Pour Ilaria Allegrozzi, chercheuse à Human Rights Watch, l'attaque est emblématique de ce qui se passe au Cameroun anglophone.

L'attaque à Ebam n'est pas un cas isolé. Elle a été perpétré seulement deux semaines après que des soldats a massacré 21 civils dans le village de Ngarbuh, dans la région du nord-ouest.

Ilaria Allegrozzi

Human Rights Watch a exhorté les autorités camerounaises à mener une enquête indépendante d’urgence sur l’attaque d’Ebam. RFI a tenté de joindre les autorités camerounaises, mais n’a pas eu de réponse.

 

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