Burkina Faso : le gouvernement dément toute négociation avec des terroristes

Des soldats burkinabè, lors d'un entraînement au camp militaire de Kamboinse - Général Bila Zagre, près de Ouagadougo au Burkina Faso, le 13 avril 2018.
Des soldats burkinabè, lors d'un entraînement au camp militaire de Kamboinse - Général Bila Zagre, près de Ouagadougo au Burkina Faso, le 13 avril 2018. © AFP/Issouf Sanogo

Suite à une révélation du journal d’investigation L’Évènement, qui affirmait qu’une vingtaine de présumés terroristes avaient été libérés par le gouvernement burkinabè en 2020 après des négociations avec Iyad Ag Ghali, chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, le gouvernement dément toute négociation avec les groupes terroristes.

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Avec notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani

Selon les informations du journal d’investigation L’Évènement, c’est l’ANR, l’Agence nationale du renseignement, qui a mené les négociations ayant conduit à la libération de la vingtaine de présumés terroristes. Mais selon Ousseini Tamboura, le ministre de la Communication, le gouvernement burkinabè n’a entamé aucune négociation avec les groupes armés terroristes.

« Le gouvernement du Burkina Faso n’est pas en train de négocier avec des groupes terroristes, je ne peux pas infirmer ou confirmer. Le journaliste a ses sources, il a fait son article. Mais le plus important, c’est que le gouvernement du Burkina Faso n’a pas entamé des négociations avec des groupes terroristes. »

Le porte-parole du gouvernement souligne avoir constaté que certains jeunes burkinabè qui combattaient aux cotés des groupes armés avaient déposé les armes, suite à l’intervention des responsables religieux et coutumiers de certaines régions touchées par l’insécurité.

« Nous avions noté les prises de conscience d’un certain nombre de leaders d’opinion, coutumiers et religieux et bien d‘autres personnes de ressources, qui avaient pris conscience qu’il fallait lancer un appel, faire une sensibilisation à l’endroit des Burkinabè qui s‘étaient enrôlés les groupes terroristes et de leur demander de les quitter. »

 Pour le ministre de la Communication, il s’agit également de faire en sorte que des jeunes burkinabè ne rejoignent pas les rangs terroristes pour les renforcer et continuer à endeuiller le pays.

Selon le journal, parmi les personnes libérées figurent de grandes figurent comme Abdoulaye Sékou Diallo dit Zoubairou et Oumarou Diallo di Rouga, ayant des liens directs avec Hamadou Kouffa de la katiba Macina.

 

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