Burkina Faso: le MPS rejoint la majorité, au nom de la réconciliation nationale

Des militants du MPS en campagne à Ouagadougou avant les élections du 22 novembre 2020 au Burkina Faso (image d'illustration).
Des militants du MPS en campagne à Ouagadougou avant les élections du 22 novembre 2020 au Burkina Faso (image d'illustration). RFI/Carine frenk

Le Mouvement patriotique pour le Salut (MPS), le parti qui avait investi l’ex-président et Premier ministre de la transition, Yacouba Isaac Zida, rejoint la majorité présidentielle. Dans une déclaration rendue publique jeudi 4 mars, son président, Augustin Loada, affirme que c’est au nom de la réconciliation nationale que le parti a choisi d’adhérer à l’Alliance des partis de la majorité, qui soutient la mise en œuvre du programme politique du président Roch Marc Christian Kaboré.

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Avec notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani

Selon le professeur Augustin Loada, le président du Mouvement patriotique pour le salut ne pouvait rester en marge des changements amorcés au niveau de la classe politique depuis les élections présidentielle et législatives de novembre dernier. « Aucune société ne peut se développer sans un minimum de coopération », soutient-il.

Pour Augustin Loada, ce choix de s’engager aux côtés des partis ayant soutenu la candidature du président Roch Marc Christian Kaboré est guidé par un esprit de réconciliation nationale. « Le MPS fait le pari difficile, mais nécessaire, de la réconciliation », écrit-il dans sa déclaration d’appartenance à la majorité. Et c’est en accord avec Yacouba Isaac Zida, le président d’honneur, que le parti a choisi d’adhérer à la majorité présidentielle, pour donner une chance à la réconciliation, précision du professeur Augustin Loada.

Candidat du MPS à la présidentielle de novembre dernier, en exil au Canada, Yacouba Isaac Zida n’avait pas pu rentrer au Burkina Faso pour prendre part à la campagne électorale. Il est sous la menace d’un mandat d’arrêt pour « désertion en temps de paix et de refus d’obéissance ».  Il s’était également refusé de féliciter Roch Marc Christian Kaboré après les élections, qualifiant sa victoire de « braquage électoral ».

 

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