Covid-19 en Ouganda: des frais de scolarité plus difficiles à payer

En Ouganda, de nombreuses écoles ont augmenté leurs frais pour pouvoir mettre en place les procédures contre la propagation du Covid-19.
En Ouganda, de nombreuses écoles ont augmenté leurs frais pour pouvoir mettre en place les procédures contre la propagation du Covid-19. © AP/Ronald Kabuubi

En Ouganda, ces dernières semaines, les écoles rouvrent petit à petit. Mais avec la reprise des cours, il est également temps pour les parents de payer les frais de scolarité de leurs enfants, encore plus difficiles à régler en cette période de pandémie de Covid-19.

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Avec notre correspondante à Kampala, Lucie Mouillaud

À l’arrière de sa boutique, Scovia fait cuire des bananes plantains sur un feu de charbon de bois. Elle espère pouvoir vendre beaucoup de repas aujourd’hui pour pouvoir payer les frais de scolarité de sa fille de 11 ans, des frais qui ont augmenté avec la réouverture partielle des écoles, cette semaine. Depuis la réouverture, de nombreuses écoles ont augmenté leurs frais pour pouvoir mettre en place les procédures contre la propagation du Covid-19.​​​​​​​ « Je ne sais même pas comment je vais faire. Pour l’instant, je n’ai encore rien payé. Je suis très en retard, même pour d'autres frais », s’inquiète-t-elle.

De l’autre côté de la rue, derrière son stand de chapati, Betty s’inquiète elle aussi. « J'ai vraiment peur, déclare-t-elle. Je ne sais pas comment m'en sortir ». Elle ne peut déjà payer les frais de scolarité que pour deux de ses trois enfants. Avec la crise économique liée à la pandémie de Covid-19, le nombre de clients qui s’arrêtent à son stand tous les jours a diminué de moitié.

Augmentation des frais face au Covid-19

« Avant, les clients de tous les garages autour venaient manger chez moi mais avec le Covid-19, les gens n’ont plus d’argent pour réparer leurs voitures. Il y a beaucoup moins de clients dans les garages et donc beaucoup moins de clients pour moi aussi », ajoute Betty.

Elle est loin d’être la seule dans cette situation. À côté d’elle, Monica a aussi vu ses revenus s’effondrer ces derniers mois. Alors, pour pouvoir payer les frais de scolarité de ses enfants, elle a dû trouver de nouvelles sources de revenus. « J’ai commencé à compléter mes revenus en faisant autre chose, explique-t-elle. Par exemple, maintenant, je fais du beurre de cacahuète, des jus de fruits frais et j’essaie de les vendre. C’est comme cela que j’essaie de gagner un peu plus d’argent ». 

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